Pour sa deuxième bûche, la cheffe pâtissière du Sofitel Paris Baltimore Tour Eiffel troque le personnage de conte contre le monument voisin. La forme du rondin disparaît, et avec elle une question de volume.
La bûche de Noël a une forme d’évidence : le tronc. Myriem Ait Yala la quitte pour la deuxième fois. La cheffe pâtissière du Sofitel Paris Baltimore Tour Eiffel avait moulé un Casse-Noisette en 2025. Elle signe cette année la Tour Eiffel, couchée sur le flanc.
La pièce est d’un blanc crème mat, au grain velouté. Les croisillons des étages sont en relief. L’arche est ouverte de part en part, seule partie évidée d’un objet par ailleurs plein. C’est le détail qui retient l’attention. La tour se reconnaît d’abord à ce qu’elle laisse passer, et un entremets est par nature un volume sans air. Garder le vide plutôt que de le combler d’un aplat est le choix le plus risqué de la pièce, et le mieux tenu.
À l’intérieur, l’hôtel annonce quatre couches : un cake marbré, une ganache gianduja, un croustillant noisette et une bavaroise vanille. Le montage suit une logique de textures, du moelleux au fondant, puis au croquant, puis à l’aérien. La vanille porte la seule précision de procédé du programme. Selon l’hôtel, les gousses infusent vingt-quatre heures dans la crème.
Nous l’avons goûtée. La bûche est légère et aérée, ce que la forme ne laissait pas attendre. Un monument de fer, réduit en pâtisserie, aurait pu peser. Celui-ci ne pèse pas, et l’on comprend alors pourquoi la cheffe a préféré la bavaroise et le croustillant à une masse dense : la silhouette porte déjà toute la gravité nécessaire.







Détail
Édition limitée du 30 novembre au 31 décembre, format six parts, 75 €. Sur commande, 72 heures à l’avance, en ligne (sofitel-paris-baltimore.shop-and-go.fr). Sofitel Paris Baltimore Tour Eiffel, 88 bis avenue Kléber, Paris 16e.
