Il faut remonter à 1910 pour comprendre ce que représente Bacha Coffee. Cette année-là, à Marrakech, Dar el Bacha — le Palais du Pacha — devient l’un des lieux de réception les plus raffinés du Maghreb. Le café y coule comme une tradition, comme une conversation, comme une manière d’appartenir à quelque chose de plus grand qu’une simple tasse. Cent ans plus tard, Bacha Coffee a réveillé cet héritage en lui donnant la forme d’une maison de café de luxe. Et en cet été 2026, c’est Paris qui en hérite, avenue des Champs-Élysées.
Une adresse à la hauteur de l’avenue
Choisir les Champs-Élysées pour une enseigne de café de luxe n’est pas un geste anodin. L’avenue a longtemps souffert de sa réputation de vitrine touristique, avant de connaître, ces dernières années, un renouveau éditorial visible : fermetures d’enseignes bas-de-gamme, arrivées de maisons à l’identité forte, requalification progressive de son tissu commercial. Bacha Coffee s’inscrit dans ce mouvement. La maison apporte avec elle une esthétique singulière — boiseries sombres, cuivres polis, lumière tamisée, flacons de grains alignés comme dans une bibliothèque — qui contraste délibérément avec le tout-glass des ouvertures contemporaines.
Le café glacé ou l’art de ralentir sous la chaleur
Pour l’été 2026, Bacha Coffee dévoile ses créations café glacé : des préparations froides travaillées avec la même rigueur que ses assemblages chauds. Ce n’est pas l’iced coffee du fast-casual, expresso dilué dans de la glace pilée. C’est une réflexion sur l’extraction à froid, la sélection des origines, l’équilibre entre acide et sucré. Chaque création glacée est pensée pour révéler des notes aromatiques que la chaleur écrase parfois — floraux, fruités, légèrement miellés — dans une texture qui rappelle que le café peut être aussi délicat que le thé.
Ce que Bacha Coffee apporte que Paris n’avait pas
Paris a ses cafés branchés, ses spécialistes de la troisième vague, ses torréfacteurs indépendants. Ce qu’elle n’avait pas, c’est une maison capable de mettre le café en scène avec le soin d’un joaillier. Bacha Coffee ne vend pas seulement du café. Elle vend une expérience de temps suspendu, un rituel hors du défilement des écrans, une mémoire sensorielle liée à un lieu et une culture. Les 200 variétés de café proposées — origines uniques, assemblages exclusifs — parlent à une clientèle qui pense sa consommation avec la même attention qu’un amateur de vin ses millésimes.
Les Champs-Élysées ont accueilli beaucoup d’ouvertures. Celle-ci a quelque chose d’un peu différent : la patine du temps, l’odeur du cuir et du café torréfié, et la conviction que le luxe le plus rare est encore celui qu’on prend le temps de savourer.




