Il y a des hôtels qui regardent la mer. L’Anantara Plaza Nice, lui, semble en faire partie. Posté sur la Promenade des Anglais depuis 1936, dans cet immeuble Belle Époque dont la façade ocre se souvient d’un siècle de villégiature, il incarne ce que la Riviera a de plus particulier : la conviction que le luxe et l’authenticité ne sont pas contradictoires, que l’on peut dormir dans un palace et manger comme un Niçois, nager dans la Méditerranée et rentrer se faire masser avec des techniques thaïlandaises — Anantara étant une collection hôtelière fondée en Thaïlande.
Dolce Riviera : l’été mis en programme
Pour l’été 2026, l’hôtel lance Dolce Riviera, un programme d’expériences pensées pour révéler Nice autrement. Le titre dit tout : la douceur de vivre n’est pas ici un cliché de dépliant, c’est une promesse opérationnelle. Le programme articule des expériences liées à la mer, à la table, à la culture et au bien-être, dans une logique de séjour enrichi plutôt que de simple hébergement. Ce que l’hôtel appelle immersif correspond à une tendance forte de l’hôtellerie de luxe contemporaine : transformer le séjour en découverte, faire du temps libre un temps de présence au lieu.
Nice, cette ville sous-estimée
Il faut dire quelque chose sur Nice que les brochures ne disent pas assez : la ville est étrange, dans le bon sens du terme. Elle n’est ni vraiment française ni vraiment italienne, elle a ses propres couleurs, son propre dialecte moribond, sa propre cuisine (la socca, la pan bagnat, la pissaladière) qui n’a rien à voir avec ce que l’on mange à Lyon ou à Paris. Elle a ses musées qui font peur par leur richesse — le Matisse, le Chagall, le Musée d’Art Moderne — et ses marchés qui font peur par leur profusion. L’Anantara Plaza Nice, à travers Dolce Riviera, fait le pari que ses clients veulent y entrer, pas seulement la voir depuis le balcon.
Ce que Dolce Riviera révèle sur l’hôtellerie de luxe en 2026
Proposer un programme estival structuré n’est pas nouveau. Mais le faire avec cette densité d’expériences locales et sensorielles, en articulant gastronomie, patrimoine et bien-être dans une cohérence narrative, est plus rare. Dolce Riviera positionne l’Anantara Plaza Nice non comme une base de départ pour la Côte d’Azur, mais comme une destination en soi, capable de générer ses propres récits de voyage. C’est la distinction que les hôtels de luxe les plus ambitieux cherchent à établir depuis des années.
La Promenade des Anglais continue de changer, de se requalifier, de chercher son identité post-traumatique. L’Anantara, imperturbable dans son immeuble centenaire, propose ce rare luxe : la continuité. Et en cet été 2026, il l’habille en programme.








Cette publication est également disponible en :
