68 % des Français pourraient glisser une touche d’Italie dans leurs fêtes de fin d’année : c’est le résultat d’une étude OpinionWay commandée par Disaronno, menée en ligne fin août auprès de plus de mille personnes représentatives de la population française. Un chiffre que la marque italienne accueille comme la confirmation d’un goût qu’elle cultive depuis cinq siècles. Publier une étude de ce type juste avant la saison des fêtes est une pratique courante dans l’industrie des spiritueux, mais elle prend ici un relief particulier : elle vient légitimer, par un chiffre extérieur à la marque, un positionnement que Disaronno revendique depuis des décennies sans nécessairement le mesurer publiquement.
Disaronno Originale, amaretto aux notes d’amande né à Saronno, s’inscrit en effet dans une histoire qui remonte à 1525. Une longévité rare pour un spiritueux, que la marque choisit de raconter non pas à travers un nouveau produit, mais à travers l’objet qui la contient depuis plus d’un demi-siècle : sa bouteille carrée en verre facetté, surmontée d’un bouchon noir en forme de dôme, imaginée en 1971 par un maître verrier de Murano. Un choix de design qui ancre la liqueur dans l’univers du verre italien autant que dans celui de la mixologie.
Sur le plan gustatif, l’amaretto se distingue par son arôme d’amande, son profil chaleureux et gourmand, et sa persistance en bouche — servi pur, sur glace, ou dans le Disaronno Sour, cocktail qui associe la liqueur au jus de citron jaune et permet, selon la marque, de découvrir une autre facette du produit pendant les fêtes.
Cette polyvalence d’usage — dégustation pure d’un côté, mixologie de l’autre — permet à la marque de se positionner simultanément sur deux moments de consommation bien distincts : le digestif traditionnel de fin de repas, hérité d’une image plus classique du spiritueux italien, et le cocktail contemporain, plus proche des codes du bar à la mode que du buffet familial. Une double vie qui explique en partie la longévité commerciale d’une recette pourtant inchangée depuis cinq siècles.
Disponible en grande distribution, dans les boutiques La Maison du Whisky et sur whisky.fr pour 23 euros les 70 centilitres, à 28 % d’alcool, Disaronno Originale mise sur un positionnement accessible pour occuper une place que d’autres spiritueux, plus onéreux, laissent parfois vacante sur les tables de fin d’année. Cette accessibilité, conjuguée à une distribution aussi large que la grande surface, distingue nettement la stratégie de Disaronno de celle des spiritueux plus rares mis en avant par ailleurs pendant la même période de fêtes, souvent réservés à un circuit de cavistes ou de boutiques spécialisées.
Ce que révèle en creux cette étude, ce n’est pas tant l’appétit des Français pour l’Italie — un classique des campagnes de fin d’année — que la manière dont une marque presque cinq fois centenaire choisit, saison après saison, de faire de son flacon un argument aussi solide que sa recette. Peu de spiritueux peuvent revendiquer une identité visuelle aussi stable depuis plus d’un demi-siècle sans jamais avoir eu besoin de la moderniser en profondeur — un genre de fidélité que la mixologie contemporaine, souvent portée sur le renouvellement permanent, traite plutôt comme une exception que comme une règle.

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