Ete 2026 au Meurice : la lunch box Palace, le triporteur Ducasse et les champagnes roses du Bar 228

by PASCAL IAKOVOU
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Jusqu’au 15 septembre, Le Meurice sort dans la rue — avec une lunch box signature, un triporteur de glaces artisanales et un Bar 228 consacre aux champagnes roses. Un palace qui choisit l’ete plutot que la basse saison.

Il y a les palaces qui ferment en ete. Et ceux qui s’ouvrent. Le Meurice, premier palace parisien surplombant le jardin des Tuileries, a clairement choisi son camp : pour la saison estivale, et jusqu’au 15 septembre, l’hotel de la rue de Rivoli deploie une programmation gustative qui confirme sa vocation a habiter Paris autrement que dans les catalogues.

La lunch box version Palace est peut-etre l’initiative la plus inattendue. Non pas parce que l’idee d’un dejeuner a emporter surprend en soi, mais parce que la formule — concue par la cheffe Clementine Bouchon — a ce degre de serieux qui transforme un repas de bureau en experience. Salade de saison, bun au pastrami de veau ou option vegetarienne, madeleines miel-propolis-vanille et cookies de Cedric Grolet : le tout pour 28 euros, a retirer du lundi au vendredi a l’accueil du restaurant Le Dali.

L’idee de prolonger cette lunch box sous les allees du jardin des Tuileries dit quelque chose d’important sur la facon dont Le Meurice pense sa relation a Paris — non pas comme un decor, mais comme un espace a habiter. Le palace n’est pas seulement un lieu ou l’on s’arrete ; c’est un point de depart vers la ville.

Le triporteur de la Manufacture de Glace Alain Ducasse revient lui aussi au 228 rue de Rivoli. Huit parfums, servis en pot : pralinee-pistache, trois vanilles, cerise-orgeat, chocolat de Madagascar, herbes fraiches, mangue-passion-coriandre, pralinee-noisette, pamplemousse. A 11 euros le pot de 160 ml, de 13h a 18h, ce triporteur impose une pause que la ville refuse rarement.

Au Bar 228, enfin, une carte exclusive de champagnes roses prend place pour l’ete. Dans un decor de boiseries majestueuses et de comptoir en marbre, berce chaque soir par une ambiance musicale, le bar offre ce que l’ete parisien manque souvent : un endroit calme, legerement hors du monde, ou les fines bulles rosees viennent repondre a la chaleur de la ville.

Rien dans tout cela n’est revolutionnaire. Tout est simplement juste — ce qui, pour un palace du rang du Meurice, reste la plus haute des ambitions.

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