« Quel mystère la Sardaigne, on dirait le Japon. Deux îles, la mer autour, l’isolement qui les rend plus fortes. Au Japon comme en Sardaigne, la nature règne, les rochers et les eaux sont des idoles ». Observant le carnet de voyage où s’affichait mon nom calligraphié à l’encre, je savais déjà que j’allais vers un voyage dans le passé et vers le futur de la Maison Kenzo.


Pour créer les tenues de ses poupées ethniques, Antonio Marras s’est inspiré des archives du fondateur Kenzo Takada en les revisitant à sa sauce : « J’ai fouillé dans les collections des années 1980, des années 1990. C’était magnifique mais je ne trouvais pas pertinent de montrer les vêtements tel quel, j’ai préféré réinventer pour présenter quelque chose de spécial. Je ne voulais pas un défilé mais plutôt une performance, une installation. (…) C’est une sorte de voyage autour du monde en 40 jours, qui représente l’esprit de Kenzo ».





Marie-Odile Radom
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