Pendant longtemps, le bien-être féminin s’est résumé à deux étapes : la fertilité et la ménopause. Six Senses propose un récit plus large, avec une retraite pensée comme un accompagnement continu plutôt que comme une réponse ponctuelle.
The Yin Way Retreat – The Way of a Woman se tiendra au Six Senses Kanuhura, aux Maldives, du 1er au 4 octobre, puis au Six Senses Kyoto, au Japon, du 11 au 14 décembre. La retraite s’appuie sur les principes « Yin » issus de la médecine traditionnelle chinoise et de la philosophie taoïste : le repos, la réceptivité, l’introspection et le rythme cyclique de la vie. Elle s’adresse aux femmes à chaque étape de leur parcours, de la préconception à la post-ménopause, dans un mouvement plus large que le Global Wellness Institute a identifié comme la fin d’une époque où le bien-être féminin s’appuyait sur des protocoles pensés pour les hommes.
Chaque retraite est animée par Hati S. Malinova, directrice du bien-être chez Six Senses, dont le parcours mêle santé fonctionnelle, accompagnement psychologique et médecine traditionnelle chinoise après douze années passées dans un hôpital spécialisé en santé féminine à Shanghai. Sa proposition ne cherche ni à médicaliser le sujet ni à l’envelopper de mysticisme : il s’agit de reprendre l’idée, issue de la médecine chinoise, de la périménopause comme un « second printemps », un déplacement de perspective qui abandonne la notion de perte pour se recentrer sur une question plus utile, celle des besoins réels du corps.
Aux Maldives, le programme conjugue yin yoga, soins sonores, ateliers sur la santé hormonale et une sortie en mer à la rencontre des dauphins, dans des villas de plage avec piscine privée. À Kyoto, la retraite prend une tonalité plus contemplative : initiation au kintsugi, art traditionnel de réparation des céramiques à la laque et à la poudre d’or, séances de qigong et de méditation taoïste, dîners inspirés des micro-saisons japonaises. Dans les deux cas, chaque participante bénéficie d’un bilan de bien-être intégré à l’arrivée, complété par des soins ciblant la régulation du cortisol, l’équilibre du cycle et la qualité du sommeil.
Ce lancement traduit une évolution plus large de l’industrie du bien-être, où les grands groupes hôteliers cherchent à sortir d’une approche générique du spa pour proposer des parcours segmentés par profil et par étape de vie. Le choix de deux destinations aussi différentes, un archipel tropical et une ville historique japonaise, pour une même retraite, n’est pas anodin : il permet à Six Senses de toucher deux sensibilités distinctes, celle qui associe bien-être et évasion tropicale, et celle qui l’associe à une forme d’ascèse culturelle. Reste que la promesse centrale demeure la même dans les deux cas : proposer un cadre suffisamment resserré, en petit groupe, pour que la parole circule et que l’expérience individuelle prenne sens dans un collectif.
En choisissant de réunir de petits groupes plutôt que d’individualiser à l’extrême l’expérience, Six Senses parie sur une idée simple mais rarement mise en pratique dans le bien-être de luxe : celle du soulagement que procure la reconnaissance d’un vécu partagé.






















