Marraine Marie Patouillet, judoka Romane Dicko, skippeuse Violette Dorange : Sephora réunit six sportives françaises autour d’une vision de la beauté qui commence là où l’on choisit d’être soi-même.
Dans le lexique de la beauté commerciale, les mots « inclusion » et « authenticité » sont souvent des promesses que le casting dément. Sephora a pris le parti inverse : laisser les corps parler avant les formules.
Six femmes, six façons d’habiter son corps
Marie Patouillet, para-cycliste et marraine du programme, donne le ton. Médaillée et militante d’une représentation normale du handicap dans l’espace public, elle n’est pas là pour « inspirer » — mot piège qui réduit souvent les personnes en situation de handicap à un rôle symbolique. Elle est là parce qu’elle est athlète, et parce que Sephora a eu l’intelligence de ne pas lui demander d’être autre chose.
Les cinq autres membres du Beautiful Club dessinent un portrait pluriel du sport féminin français : Romane Dicko (judo), Flora Vautier (para-tennis de table), Violette Dorange (voile), Perrine Laffont (ski de bosses) et Sandra Laoura (para-cyclisme). Ce ne sont pas des visages lisses choisis pour illustrer une campagne — ce sont des femmes dont les corps ont été formés par l’effort, la chute, la reprise.
« Quelque chose de beau nous rassemble »
La signature de la campagne — « Quelque chose de beau nous rassemble » — fonctionne précisément parce qu’elle ne définit pas ce quelque chose. Elle laisse le spectateur combler le blanc à sa façon. C’est un choix éditorial rare dans la publicité de grande distribution, où l’on préfère habituellement les messages fermés aux questions ouvertes.
La beauté commence là où l’on choisit d’être soi-même.
Cette formule, placée au cœur du dispositif, dit une chose importante : la beauté n’est pas un état que l’on atteint avec les bons produits, mais une décision que l’on prend chaque matin. Le paradoxe de vendre des cosmétiques avec ce message n’échappe à personne — mais Sephora l’assume, et c’est déjà une position.
Ce que la beauté peut encore revendiquer
Le Beautiful Club n’est pas le premier programme de ce type dans l’industrie. Mais il arrive à un moment où le sport féminin français bénéficie d’une visibilité inédite — les Jeux de Paris ont laissé une trace dans les représentations collectives, les audiences télévisées des compétitions féminines ont progressé, les contrats de sponsoring s’allongent.
Sephora surfe sur cette vague, certes. Mais l’effet de levier est réel : des millions de femmes qui suivent ces athlètes pour leurs performances vont les voir défendre une vision de la beauté qui n’exige rien d’elles. Ni minceur, ni absence de cicatrices, ni concordance avec un idéal préconçu.
Le programme Beautiful Club est disponible sur sephora.fr/beautiful-club.html. Ce que l’on y trouve dépendra de chaque visite — et c’est peut-être l’intention.








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