Après Saint-Tropez, la curatrice Leslie Kabla pose ses valises sur une île sans automobiles, dans un bâtiment qui porte le nom de Melina Mercouri.
Après Saint-Tropez, Hydra
Un Été à Hydra poursuit une exploration entamée l’an dernier avec Une Maison à Saint-Tropez. La curatrice Leslie Kabla y réunit designers, céramistes, peintres, sculpteurs et artisans dont le travail dialogue avec la Grèce, ses paysages et ses savoir-faire : Leda Athanasopoulou, Elina Belou, Daphné Léon, Lina Zedig, Jeanne Chardin, Claudio Coltorti, Leonie Specht et Romain Cadhilon, aux côtés d’une sélection d’artisans grecs et de pièces vintage.
Le bâtiment Melina Mercouri
L’exposition prend place dans une ancienne bâtisse en pierre du port d’Hydra, à quelques pas de la Fondation DESTE. Le bâtiment porte le nom de l’actrice et ancienne ministre de la Culture grecque Melina Mercouri. Du 2 au 15 août 2026, il devient, le temps de deux semaines, un lieu de vie méditerranéen plutôt qu’un espace d’exposition au sens classique du terme.
Une île sans automobiles
Hydra se distingue, depuis le XIXe siècle, par l’absence de véhicules à moteur : les déplacements s’y font à pied ou à dos d’âne, une contrainte qui a façonné l’architecture et le rythme de l’île depuis l’époque où ses armateurs y firent fortune. C’est cette matérialité insulaire — pierre, chaux, lumière rasante — que la sélection de Leslie Kabla vient prolonger plutôt qu’illustrer de l’extérieur.












Un chapitre, pas une conclusion
L’exposition ne dit rien de plus qu’une chose : dans une maison qui ne bouge pas, ce sont les objets qui racontent un déplacement — celui d’un regard qui, de Saint-Tropez à Hydra, cherche moins une destination qu’une manière d’habiter la Méditerranée.
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