Il y a des maisons qui construisent leur identité dans la continuité. Hendrick’s Gin, elle, préfère cultiver l’écart. Depuis ses origines, le gin écossais s’impose comme une anomalie élégante dans l’univers des spiritueux — un équilibre instable entre tradition et fantaisie, précision et excentricité.
Avec le lancement de Another Hendrick’s, la Maison ne rompt pas avec cette logique : elle l’amplifie.
Pensée par la maître distillatrice Lesley Gracie, cette nouvelle référence — la première intégration permanente depuis près d’une décennie — s’inscrit comme un miroir de l’Original. Deux expressions, un même ADN, mais des nuances qui se répondent dans un dialogue subtil.
Tout commence avec Hendrick’s Original.
Depuis vingt-cinq ans, ce gin a redéfini les codes du segment super premium. Sa singularité repose sur un procédé rare : l’assemblage de deux distillats issus d’alambics distincts — Bennett pour la structure, Carter-Head pour la finesse. À cette base s’ajoute un bouquet de onze botaniques, enrichi par deux infusions devenues iconiques : la rose et le concombre.
Résultat : une signature aromatique immédiatement reconnaissable. Florale, fraîche, légèrement décalée. Une construction qui joue sur les contrastes sans jamais perdre en cohérence.
Another Hendrick’s prolonge cette logique, mais en la déplaçant.
Visuellement déjà, le contraste s’impose. À la bouteille noire inspirée des flacons d’apothicaire du XIXe siècle répond une version blanche, presque spectrale. Une opposition graphique forte, qui traduit une intention : révéler une autre facette sans renier l’origine (visible pages 1 et 5 du document).
Sur le plan aromatique, la variation est tout aussi précise.
La rose et le concombre restent présents, mais s’enrichissent d’un duo inédit : cacao et fleur d’oranger. Le premier apporte profondeur et texture, le second introduit une vivacité citronnée. Ensemble, ils redessinent l’équilibre du gin, en ajoutant une dimension gourmande et veloutée à la structure initiale.
Au nez, les baies de genévrier s’expriment avec netteté, soutenues par des notes d’agrumes et une douceur maîtrisée. En bouche, la complexité s’installe progressivement, entre fraîcheur et rondeur, jusqu’à une finale douce, presque enveloppante.
Ce qui distingue réellement ce lancement, c’est sa logique de dialogue.
Hendrick’s Original et Another Hendrick’s ne sont pas conçus pour s’opposer, mais pour coexister. Comme l’ombre et la lumière, le noir et le blanc, ils créent un univers double, cohérent, presque narratif.
Cette dualité se prolonge naturellement dans l’usage.
En mixologie, les deux expressions se prêtent à une multitude d’interprétations. Le Gin & Tonic au concombre reste un classique, mais la Maison propose également des variations plus contemporaines, comme le Spritz ou le Sgroppino, qui révèlent pleinement les nuances aromatiques des deux gins (recettes détaillées page 7).
Proposés tous deux à un prix indicatif de 36,95 € pour 70 cl et affichant un degré d’alcool de 41,4 %, ces gins confirment le positionnement accessible du premium — un luxe de caractère, mais sans ostentation.
Au fond, Hendrick’s ne propose pas simplement un nouveau produit.
La Maison construit un récit. Celui d’une identité qui refuse de se figer, et qui trouve dans le contraste une forme d’élégance contemporaine.








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