Zenith a confirmé une consultation du personnel. Le recentrage vers la haute horlogerie rapporté par la presse reste un projet à distinguer des décisions finales.
Zenith a confirmé le 22 octobre l’ouverture d’une consultation du personnel autour d’un projet de repositionnement. Derrière la perspective d’un recentrage vers la haute horlogerie, rapportée par la presse, se pose une question industrielle : que devient la manufacture lorsque sa clientèle et ses volumes visés changent ?






Une consultation confirmée, un périmètre encore à préciser
Dans la dépêche AFP reprise par FashionUnited, la maison indique qu’elle ne précisera pas le projet avant le terme de la consultation. Une source proche du dossier évoque une centaine de postes concernés sur les 196 du Locle, ainsi qu’une centaine à l’international. Ces estimations ne constituent pas un bilan de suppressions déjà exécutées.
Le Temps, cité dans la même dépêche, décrit un recentrage sur la haute horlogerie, avec le G.F.J. Calibre 135 comme référence. Le quotidien situe son prix de départ juste sous 50 000 francs suisses et évoque au conditionnel l’abandon du cœur de marché entre 8 000 et 15 000 francs.
Le prix ne suffit pas à expliquer la transformation
Passer à une gamme plus coûteuse ne décrit pas, à lui seul, un nouveau modèle industriel. Il faudrait connaître les volumes envisagés, les métiers mobilisés, le temps consacré aux pièces et la manière de les distribuer. Sans ces éléments, l’équation économique reste ouverte.
L’analyse doit donc tenir ensemble le produit et l’emploi. Une montre peut fournir une direction créative ; son succès ne démontre pas automatiquement qu’elle peut organiser toute l’activité d’une manufacture. La prochaine information décisive sera le contenu du projet à l’issue des échanges avec les salariés. C’est sur ce périmètre concret, plutôt que sur la seule hausse des prix, que le repositionnement pourra être évalué.
À lire aussi sur Luxsure : Zenith G.F.J. Calibre 135 Double Signed : quand la chronométrie suisse rencontre la… · La G.F.J. de Zenith : quand le boîtier devient la question · Futur Antérieur : Louis Erard et Vianney Halter séparent les temps · Audemars Piguet relance l’Offshore par la couleur
