Pour le printemps-été 2027, la maison Leonard Paris prend Rio de Janeiro pour point de départ et confie à ses imprimés floraux le rôle de récit. Samba et Selva portent la collection du jour à la nuit.
La maison Leonard Paris, née en 1958, fait de Rio de Janeiro le point de départ de sa collection printemps-été 2027. Elle en retient moins des vues que des sensations, la chaleur, le mouvement des corps, une végétation envahissante, et affirme que le paysage tropical n’est pas reproduit à l’identique mais devient rythme, matière et silhouette.
Le propos repose sur l’imprimé, ce qui est cohérent pour une maison dont la fleur est l’emblème officiel depuis 1968 et qui conserve, selon ses chiffres, cinq mille dessins exclusifs rue Jean Giraudoux. La collection s’ouvre sur un violet profond traversé de fleurs tropicales, repris sur du denim grâce à des techniques laser que la maison dit plus responsables. Viennent ensuite des tons rosés : organzas légers, parkas oversize, jerseys fluides et surfaces laminées d’or. Samba, l’imprimé signature, est dessiné autour de la danse ; les motifs se superposent et se répondent comme des corps. Selva, floral aux tons sombres, figure la nuit de Rio.
Les bandes imprimées, éléments emblématiques de la maison, sont déplacées par des placements inattendus : elles interrompent les lignes, encadrent le corps et redessinent les proportions. La collection est ordonnée par les heures, la plage puis l’après-plage le jour, le cocktail puis la fête le soir, Selva la nuit, dans un vestiaire d’organza, de jersey imprimé, de satin duchesse, de crêpe fluide, de micro-plissé et de plissé soleil.
L’intérêt tient à l’économie du projet : un imprimé conçu comme un dispositif de mouvement, qui traverse la journée en changeant de palette plutôt que de sujet. Les limites sont celles d’un dossier descriptif. Le qualificatif « plus responsables » n’est pas chiffré ; l’exotisme « moins contemplatif, plus physique » que revendique la maison est une intention, non une démonstration ; et rien n’indique comment les dessins d’archive ont été mobilisés pour Samba et Selva. Les repères historiques de la maison, 1958, 1968 et cinq mille dessins, sont déclarés.




















