Christian Dior, couturier du rêve qui se tiendra au musée des Arts décoratifs du 5 juillet 2017 au 7 janvier 2018
Cette rétrospective d’envergure sera déployée sur la totalité des espaces dédiés à la mode mais aussi dans la nef centrale du musée. Plus de 300 robes de haute couture, de 1947 à nos jours, seront mises en lumière dialoguant avec des tableaux, meubles et objets d’art. Christian Dior était en effet un homme de l’art et un amoureux des musées.

Personnage-clé de la mode du XXe siècle depuis sa collection « New Look » du p rintemp s – été 1947 , Christian Dior a profondément modifié l’image de la femme , renvoyant au passé la silhouette masculine des années de guerre. Ses robes expriment une féminité moderne, celle de sa femme fleur, dessinant un corps aux courbes sinueuses et dont le port fait référence à la culture académique du balle t classique. Les épaules sont douces, la poitrine précisée, la taille marquée et les hanches magnifiées par l’envolée des jupes corolles. Christian Dior a, non sans scandale, relancé l’industrie textile en exigeant, après les années de pénurie de l’Occupation, l’emploi de grands métrages d’étoffe. Il a su renouer avec la tradition de la couture, redonnant une place prépondérante aux brodeurs et aux paruriers. Il a inventé une mode internationale réaffirmant le rôle séculaire de Paris comme capitale de la mode. L’exposition s’ouvre sur un rappel de la vie de Christian Dior, son enfance à Granville, ses « années folles » de découverte de l’avant-garde de l’art et des spectacles parisiens, son apprentissage du dessin de mode et son entrée dans la haute couture. Avant de se diriger vers la mode, Christian Dior a été directeur de galerie de tableaux en association avec ses amis Jacques Bonjean, puis Pierre Colle, de 1928 à 1934. Cette activité est évoquée à travers des tableaux, sculptures et documents rappelant une programmation éclectique, dans laquelle la génération des artistes déjà célèbres rencontrait les jeunes artistes de la génération de Dior. Parmi ces derniers figuraient Giacometti , Dalí , Calder, Leonor Fini, Max Jacob, Jean Cocteau ou Christian Bérard. Amateur d’antiquités et d’objets d’art, collectionneur d’Art nouveau et décorateur passionné par le XVIIIe siècle, amoureux des jardins, il a puisé dans toutes ces sources tant pour agrémenter ses résidences privées que pour définir l’esthétique de sa maison de couture et de ses créations. On découvre, en effet, que ses robes sont empreintes de références à la peinture, à la sculpture, mais aussi à tout ce qui compose l’art de vivre : papiers peints, étoffes, porcelaines ou chinoiseries.




