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Boucheron, hôtel de la lumière

by pascal iakovou
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Lorsqu’il crée sa Maison en 1858, Frédéric Boucheron s’affirme d’emblée comme un esprit éclairé, audacieux et visionnaire.
Cette année, le 26 place Vendôme fête ses 120 ans. La nouvelle collection de Haute Joaillerie baptisée Hôtel de la Lumière rend hommage à ce lieu de création où, depuis 12 décennies, une dynastie d’artisans fascinés par les pierres précieuses et passionnés par leurs secrets façonne la matière pour mieux la sublimer et révéler toute son aura. Cet art de la lumière est la signature de Boucheron.


La lumière est à l’origine de l’art comme de la vie. Mieux : elle est un gage d’éternité.
A l’instar des pierres qui peuvent vivre des millions d’années et se transmettent de génération en génération, la lumière a le don de la vie éternelle. Elle protège et régénère les cellules, elle renforce et met en valeur ce qui est beau, elle donne de l’éclat à toute chose et à tout être, elle rajeunit et semble arrêter la course du temps. C’est en cela qu’elle est radiance et gage d’éternité.

Par sa recherche constante et sans limites de l’éclat, Boucheron est le Joaillier de la Lumière. Cet art se décline à travers de nombreux savoir-faire.

Le Soleil Radiant
La parure Radiant Soleil qui joue à cache-cache avec la lune est une pièce aérienne, très subtile, souple et délicate qui se pose sur la peau comme un col de lumière ou autour d’une boîte en cristal de roche comme un soleil qui viendrait embrasser la lune.
Clin d’œil à la place Vendôme et à son extraordinaire rayonnement, la parure Soleil Radiant est un hommage au Roi Soleil, sous le règne duquel le monde entier avait les yeux tournés vers la France. Conçue par Jules Hardouin-Mansart – l’architecte de Versailles – à la demande du roi Louis XIV, la place Vendôme brille en effet par ses ors : les soleils sur les balcons dont la parure Soleil Radiant est une interprétation stylisée.
Cette parure se compose de deux éléments indépendants qui s’assemblent parfaitement : un collier tout en diamants et une boîte circulaire en cristal de roche et diamants dans la grande tradition des objets décoratifs signés Boucheron.


« A quoi sert le soleil si on a les yeux fermés ? » écrivait Salvador Dali. Pour goûter la magie de cette parure, il faut en observer patiemment l’assemblage. L’éclat du diamant est ici renforcé par la variété des tailles. Le tour de cou en baguettes est comme auréolé de rayons foisonnants qui alternent diamants tapers, princesses, baguettes et ronds dans un savant agencement. Cet enchâssement minutieux doublé d’une extraordinaire souplesse au porté – tous les motifs sont emmaillés un par un de manière à être mobiles – contribue au caractère unique de cette parure qui a requis plus de 1000 heures de travail.

PAON DE LUNE
Chef d’œuvre de virtuosité, la parure Paon de Lune se prête à la métamorphose par son multiporté et par ses reflets irréguliers et changeants. Peut-être est-ce parce que le paon a si souvent inspiré la Maison. Le défi était donc ici de renouer avec la tradition, tout en lui redonnant sa pleine lumière, sa rareté, ses lettres de noblesse, son rayonnement unique.
Chef d’œuvre de virtuosité, la parure Paon de Lune se prête à la métamorphose par son multiporté et par ses reflets irréguliers et changeants.
C’est en « jouant » avec une plume de paon que Frédéric Boucheron et son chef d’atelier eurent l’idée de créer en 1879 le collier Point d’Interrogation : bijou libre, souple, léger, aérien, céleste ! Création emblématique et invention de génie, il a été conçu sans fermoir et muni d’un ressort caché afin de s’enrouler autour du cou, telle une plume. Plusieurs fois primé à l’Exposition Universelle, le collier Point d’Interrogation à motif naturaliste n’a eu de cesse d’être réinterprété par Boucheron au cours de son histoire, chaque fois paré de nouveaux atours pour en faire une pièce unique.
La parure Paon de Lune rend hommage à la Comtesse de Castiglione (1837-1889) qui vécut quelques années à l’entresol du 26 place Vendôme du temps de Frédéric Boucheron et qui était considérée comme la plus belle femme du Second Empire.
La parure Paon de Lune mêle harmonieusement diamants, cristal de roche, aigue marine et météorite. Oscillant entre le bleu ciel et des reflets bleu-vert très pâles, les gouttes en aigue marine sont comme les ocelles d’un oiseau couleur de lune. De part et d’autre, les diamants baguettes et les diamants ronds ont été taillés un à un pour suivre la courbe du plumage. Les lunes de cristal de roche légèrement bombées donnent du relief aux ailes qui semblent prêtent à s’envoler. Dans ce nuancier, la météorite est un coup d’éclat. Tombée directement d’une planète, cette pierre entre ciel et terre aurait plus de 4 milliards d’années d’existence.


Cette parure se porte aussi bien en collier ras de cou classique qu’en broche délicate. Détaché de la poire en aigue-marine, elle peut être portée en broche d’épaule ou devenir un objet posé sur une balançoire en or blanc et météorite.
La parure Paon de Lune est dotée d’une forte symbolique. En Inde, le paon est vénéré parce qu’il est étroitement associé à la fertilité. Les Chinois considèrent l’oiseau comme un messager bienveillant qui apporte prospérité et paix. Dans plusieurs pays d’Asie, la chute et la repousse de ses plumes au printemps sont des gages de renouveau et d’immortalité.

CASCADE DE DIAMANTS
Le collier Cascade de Diamants est comme ces pyramides de coupes de champagne où le champagne coule à flot et arrive parfaitement dans chaque verre. C’est un hommage à César Ritz avec lequel Frédéric Boucheron partage tant de points communs. C’est une parure généreuse et affirmée qui renoue avec l’amour de Boucheron pour les noces de cristal et de diamant. C’est un joyau de lumière qui nous rappelle que Paris est une fête !
Cette parure met à l’honneur le cristal de roche, pierre transparente qui a toujours passionné la famille Boucheron. Il y a 150 ans, Frédéric Boucheron l’employait dans des bonbonnières, des flacons de parfum, des pommeaux de cannes ou des objets mystérieux comme cet étui en argent ajouré aux disques de cristal de roche et de pierres dures qui aurait appartenu à une femme medium s’en servant pour lire la lumière astrale des êtres. Dans les années 1970, Alain Boucheron invente des bijoux étonnants où le quartz bleu et rose cohabite harmonieusement avec le blanc du cristal.


Le même pouvoir de fascination et de transparence agit sur les sens lorsqu’on regarde la parure Cascade de Diamants qui célèbre le mariage du diamant et du cristal. Des motifs de diamants ronds et baguettes sertis relient entre eux dix éléments de cristal évidés qui dessinent une courbe. Comme par un effet de crescendo, les éléments de cristal sont de plus en plus grands et les fragments de diamants de plus en plus espacés au fur et à mesure que l’on se rapproche du visage. A l’intérieur, ce flot de champagne est représenté par des diamants qui sont d’abord cachés par le cristal de roche dépoli puis révélés grâce au polissage du cristal à la fois extérieur et intérieur, geste très délicat à réaliser. Les flots de diamants taille rose sont soudés sous le motif en diamants puis se métamorphosent en une cascade de diamants ronds de taille différente qui se déverse à ciel ouvert en toute liberté. Par cet extraordinaire jeu de dégradés, cette cascade de champagne se transforme en cascade de lumière.
La parure Cascade de Diamants est une promesse d’éternité. C’est la symbolique du diamant, mais aussi du cristal. Au Moyen-Age, on imaginait que les palais de cristal qui apparaissaient aux voyageurs perdus au cœur de la forêt représentaient le paradis qui succède à la vie terrestre.

PERLES D’ÉCLAT
On raconte que Dom Pérignon a voulu supprimer les bulles des vins de champagne au XVIIe siècle avant de s’apercevoir bien vite qu’elles en étaient la quintessence : ce qui en fait la beauté, la singularité et l’arôme. La parure Perles d’éclat incarne ce nectar tout en lumière, effervescence et légèreté.
Pour contrer le poids du cristal de roche et rendre ainsi légère cette matière dense mais néanmoins très fragile, les 19 bulles du collier ont été patiemment évidées, avant d’être dépolies et polies, ce qui a requis de longues heures de travail.


Autre défi de taille : le joaillier a recréé une véritable vie à l’intérieur du cristal. Des éclats de diamants ont été emmaillés sur un socle en cristal de roche, sans recourir au métal, à la différence de la joaillerie traditionnelle. Ainsi les diamants semblent flotter dans trois sphères de cristal, telles trois constellations d’étoiles et de planètes dont le diamant rond central serait le soleil. A cette impression de magie, s’ajoute l’éclat des slices d’or pavés de diamants qui est une signature de la Maison. Boucheron a inventé ce savoir-faire en 1900 en intercalant entre chaque perle d’un collier un disque de diamant taillé (appelé « slice ») afin de rendre le collier plus précieux.
Dans cette parure à la fois énigmatique et très pure, se joue une révélation essentielle pour comprendre la collection Hôtel de la Lumière : la lumière irradie de toutes parts, y compris et surtout là où on ne l’attend pas, c’est-à-dire de l’intérieur.

HALO DELILAH
En hommage à ses ancêtres drapiers, la Maison Boucheron s’est toujours inspirée de la Haute Couture au fil de ses collections. Mettant la technique au service de la création, elle dépasse les limites de son métier pour façonner l’or comme on travaillerait une étoffe, la tissant pour la rendre souple et légère comme un drapé. Dans Halo Delilah, inspirée d’une création de Jean Cocteau pour une femme indépendante et libre, le fil disparaît pour mettre en lumière la pierre.

GOUTTE DE LUMIÈRE
A la fois délicate et imposante, à la fois élégante et affirmée, à la fois classique et libre, la parure Goutte de Lumière brille tant par son éclat que par son esprit. Inspirée de Gabrielle Boucheron, cette parure est l’affirmation de l’esprit bohème : un idéal artistique fait de liberté, de jeu, de féminité et d’affirmation de soi.
Le sautoir est composé de plus de 80 briolettes de cristal de roche, tantôt polies, tantôt dépolies, et cet éclat est accentué par des « slices » de diamants intercalés de façon aléatoire pour donner l’impression d’une parure en mouvement.
Outre ce rythme volontairement libre dans l’agencement des pierres, la beauté de cette parure réside dans l’accroche de la goutte en cristal de roche rehaussée d’un pavage de diamants et dans sa fascinante complexité. Beaucoup de techniques ont été employées pour créer cet effet de givre. La goutte de cristal de roche a été scindée en deux parties dans sa longueur, et les diamants sertis à l’intérieur. Les deux parties ont ensuite été serties ensemble et l’absence de métal donne le sentiment que les diamants flottent dans le cristal de roche. La goutte est facettée, polie et dépolie, et le cristal de roche se fait loupe agrandissant les diamants en son centre.

LES MESSAGERS CÉLESTES
Boucheron est célèbre pour son précieux bestiaire. Parmi eux, les insectes sont chers au cœur de la Maison, comme le savait si bien Françoise Sagan qui les qualifiait de « messagers » et les collectionnait. Ces émissaires aériens, compagnons du jour et du soleil, donnent lieu à d’extraordinaires jeux de lumière et de transparence dans cette nouvelle collection, tant par les matières que par les dégradés de couleurs et de gravures.En témoignent des mélanges lumineux de cristal de roche ou de tourmaline translucides sculptés en forme de godrons, des opales taillées en forme de navettes, des nervures gravées dans les « slices » de nacres translucides, des têtes en forme de cabochon ou de pierres facettées ou encore des ajourages sertis sur fonds de nacre dont les dégradés de couleurs réfléchissent les teintes des ailes. Les pierres aux couleurs intenses ou à la transparence éclatante tels que saphirs, citrines, rhodolites ou tsavorites restituent à leur tour les incroyables dégradés des créatures ailées.

FLEUR DU JOUR
Issue de la grande tradition du multiporté cher à Boucheron, la parure Fleur du Jour est un collier Point d’Interrogation et bien plus qu’un bijou. C’est un hymne à la nature et au printemps ; c’est un éloge de la Belle Otero ; c’est une variation d’orfèvre sur le clair-obscur à mi chemin entre la peinture et la sculpture.
Au bout d’une tige pavée de diamants ronds, une fleur en or blanc se déploie en neuf pétales pavés de diamants sertis neige tout en volume et en superpositions. Au centre, les pistils de diamants sertis clos mis en valeur par des fils d’or recouverts de billes d’or ultrafines révèlent un ajourage d’une extraordinaire finesse. Sous elle, une autre se détache pour pouvoir se porter en broche, qui figure l’ombre de la première. Elle est tantôt transparente et rose en tourmaline sculptée comme la rosée du matin, tantôt opaque et grise, en nacre, comme la montée du soir.

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