Home ModeArdAzAei FW 2026/2027 : certification GOTS et broderie origami au cœur de la collection

ArdAzAei FW 2026/2027 : certification GOTS et broderie origami au cœur de la collection

by pascal iakovou
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Cinquante pour cent. C’est la part de la collection automne-hiver 2026/2027 de la Maison ArdAzAei soumise à la certification GOTS — Global Organic Textile Standard —, vérifiée par l’auditeur indépendant Ecocert Greenlife. Sur une maison invitée au calendrier officiel Haute Couture depuis 2024, le chiffre n’est pas un argument commercial. C’est une contrainte de production.

La GOTS couvre l’intégralité de la chaîne : des fibres brutes certifiées biologiques jusqu’aux conditions sociales et environnementales de transformation. Ce que cela implique concrètement : le cachemire organique des cardigans et des jupes à coupes verticales, les laines vierges des volants tridimensionnels, répondent à des critères vérifiables — pas déclaratifs. L’atelier parisien de la Maison est lui-même certifié Ecocert Greenlife depuis la fondation, en 2022.

La broderie pentaradiale : Sur le manteau et la veste en cachemire, le motif de l’oursin — figure géométrique à cinq axes de symétrie — est reproduit en broderie main, combinant soie, organza et perles de verre. La traduction d’une forme naturelle en patron géométrique, puis en travail d’aiguille à l’échelle du vêtement, est précisément ce que Bahareh Ardakani décrit comme son passage du couture au prêt-à-porter : « une approche précise et mathématique » des volumes et des symétries.

C’est cette logique — couture comme méthode plutôt que comme statut — qui traverse The Folded Sea, la collection haute couture de juillet 2026 dont le prêt-à-porter FW 26/27 constitue la transposition. Les drapés ondulants et les plissés texturaux de la version couture deviennent, dans l’expression prêt-à-porter, des plissés de cuir tanné végétal sur des jupes asymétriques, des constructions en organza sur des robes de soirée semi-couture, des cols bustier construits sur des taffetas aux reflets aquatiques. La simplification n’est pas une perte : c’est une traduction.

Bahareh Ardakani, fondatrice et directrice de création, articule elle-même le protocole : « Étendre cette exploration au prêt-à-porter ouvre de nouveaux horizons ; travailler avec de beaux matériaux tout en traduisant des techniques couture en silhouettes simplifiées mais élevées. » La formulation est programmatique. La Maison, fondée en 2022 avec Johannes Falk, présente désormais deux collections prêt-à-porter annuelles, fabriquées en France et en Italie — choix assumé pour des raisons d’expertise artisanale, pas de territoire marketing.

La question que la prochaine collection posera : à quelle proportion la certification GOTS peut-elle monter sans que la contrainte matière compromette la liberté formelle ? Cinquante pour cent est un point de départ, pas un plafond.


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