Home Horlogerie et Joaillerie Un diamant de 1 098 carats trouvé au Botswana : quel impact sur la population locale ?

Un diamant de 1 098 carats trouvé au Botswana : quel impact sur la population locale ?

by pascal iakovou
0 comment

Un diamant brut de 1 098 carats trouvé au Botswana

L’impact d’une telle découverte sur la population locale

Debswana, détenue conjointement par le gouvernement du Botswana et le diamantaire sud-africain De Beers, membre du Natural Diamond Council, vient d’annoncer l’extraction d’un diamant de 1 098 carats, soit le troisième plus gros de ce type jamais trouvé dans le monde. Bien plus qu’une découverte exceptionnelle, ce diamant unique est l’occasion pour le Natural Diamond Council (NDC) de prouver, par un exemple concret, que l’Homme, le respect de son travail, sa progression sociale et économique sont au cœur des préoccupations des acteurs de l’extraction de diamants.

Une valeur en cours d’estimation

Ce diamant monte sur la troisième marche du podium, derrière le Cullinan de 3 106 carats, trouvé en Afrique du Sud en 1905 et, le Lesedi la Rona de 1 109 carats extrait au Botswana en 2015. L’évaluation de son prix est attendue dans quelques semaines. « Debswana travaillera avec le gouvernement de la République du Botswana et De Beers pour évaluer et vendre le diamant afin de s’assurer qu’il rapporte le maximum d’avantages au peuple botswanais » déclare la porte-parole de la société, Rachel Mothibatsela. Cette découverte est donc une bonne nouvelle pour le pays qui pourra poursuivre son programme de développement.

Un soutien pour le développement du pays et de ses infrastructures

Employant plus de 34 000 personnes (un emploi sur vingt), Debswana est un contributeur majeur à l’économie du pays. Joint-venture entre le gouvernement du Botswana et le groupe De Beers, ils travaillent ensemble sans relâche depuis plus de 50 ans pour garantir des pratiques éthiques et responsables et transformer ainsi le diamant naturel en un héritage positif durable au profit de la population du Botswana. Avant la découverte des diamants, il n’y avait que trois écoles secondaires au Botswana. Aujourd’hui, il y en a plus de 300, chaque enfant bénéficiant d’une scolarité gratuite jusqu’à l’âge de 13 ans. Il n’y avait également que cinq kilomètres de route goudronnée dans un pays grand comme l’Espagne : on en compte près de 6 000 kilomètres en 2021. De même, il y avait un médecin pour 48 000 personnes. A l’heure actuelle, il y en a  un pour 3 000 personnes. « C’est formidable de voir le Botswana récompensé par une découverte aussi importante, le troisième plus gros diamant du monde » précise Raluca Anghel, Directrice Europe du NDC.

Depuis son indépendance, la gestion attentive de la ressource diamantaire du Botswana par le gouvernement et De Beers a transformé le pays. D’une des nations les plus pauvres du monde, le Botswana est devenu un pays moderne à revenu moyen supérieur. Entre 1966 et 2014, le PIB par habitant du Botswana a augmenté en moyenne de 5,9 % par an, soit le troisième taux le plus élevé au monde sur cette période*.

Ce partenariat génère plus de 4 milliards de dollars de valeur pour l’économie botswanaise, ce qui équivaut à plus de 25 % du PIB, soit deux fois plus que l’ensemble des secteurs du commerce de gros et de détail. Plus de 80% des bénéfices avant impôts retournent au gouvernement du Botswana. A noter : la relocalisation par De Beers de ses opérations de vente mondiales de plusieurs milliards de dollars de Londres au Botswana contribue pour plus de 400 millions de dollars au PIB, ainsi qu’à une augmentation des emplois et de la chaîne d’approvisionnement.

Une industrie engagée

A l’identique des autres membres du Natural Diamond Council, le groupe De Beers fait des investissements majeurs dans l’éducation, les compétences et le développement des entreprises à travers l’Afrique australe.

En 2017, il a établi un partenariat de plusieurs millions de dollars avec la Stanford Graduate School of Business afin d’autonomiser les jeunes, les aspirants entrepreneurs et les propriétaires d’entreprises établis au Botswana, en Namibie et en Afrique du Sud.

En 2018, il a monté un partenariat de plusieurs millions de dollars avec ONU Femmes pour un programme de renforcement des capacités (appelé AWOME) visant à améliorer les moyens de subsistance de plus de 1 200 femmes micro-entrepreneurs au Botswana, en Namibie et en Afrique du Sud. Ce programme a depuis été étendu, l’objectif étant de soutenir 10 000 femmes micro-entrepreneurs d’ici 2030.

Le groupe De Beers soutient également, en partenariat avec Anglo American, le développement des entreprises par le biais de programmes tels que Tokafala (au Botswana) et Zimele (en Afrique du Sud).

Derrière l’achat d’un diamant naturel, qu’y a-t-il ? A quoi est-ce que je contribue ? A ces questions légitimes que le grand public se pose aujourd’hui, le Natural Diamond Council vient de donner une partie des réponses.

* rapport de 2014 créé avec le soutien de Genesis Analytics et PwC : https://www.debeersgroup.com/~/media/Files/D/De-Beers-Group-V2/documents/reports/botswana/deb081-impact-botswana-single-low-res.pdf)

https://www.naturaldiamonds.com/fr

Related Articles

%d blogueurs aiment cette page :