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Isola Madre de Mellerio

Garde, Iseo, Côme, Lugano,Varese, Majeur, Orta…

Autant de noms qui évoquent l’Italie du Nord et le charme de ses lacs: le romantisme du lac Majeur, les Riva du lac d’Iseo, les villas du lac de Côme, la beauté préservée d’Orta…Le lac Majeur, situé à quelques kilomètres seulement de Craveggia, le village d’origine des Mellerio, est particulièrement apprécié des Mellerio qui s’y rendent chaque été. Sur ce lac se trouvent trois petites îles dont les faibles dimensions contrastent avec la magnificence des jardins et des palais que leurs célèbres propriétaires y ont construits : les îles Borromée. Elles furent acquises au XVIème siècle par cette famille de riches banquiers milanais, qui en sont toujours les propriétaires aujourd’hui.La première d’entre elles, Isola Madre, est célèbre pour la luxuriance de ses jardins. Grâce au microclimat extraordinaire qui règne sur le lac (il rafraîchit en été et redistribue sa chaleur en hiver), les Comtes Borromée ont créé un véritable eden et y ont planté une multitude d’espèces botaniques : magnolias géants, forêts de rhododendrons, azalées, bougainvilliers, ginkgos, camphriers, nymphéas, palmiers, iris d’eau…La deuxième, Isola Bella, est celle sur laquelle ils ont souhaité démontrer leur pouvoir, en y faisant construire à la Renaissance un somptueux palais entouré de spectaculaires jardins en terrasses.La troisième, Isola Pescatori, où vivent aujourd’hui encore des pêcheurs, est beaucoup plus simple que ses deux voisines. On l’attribue aux îles Borromée mais en fait celle-ci ne leur appartient pas.Tout comme les églises et les demeures de Craveggia, dont la sobriété des façades extérieures et des toits de lauze ne laissent rien deviner de la richesse de leurs ornements intérieurs, le lac Majeur recèle cette dualité entre la force des montagnes qui plongent dans le lac, le raffinement de l’architecture de ses villas et la luxuriance de leurs jardins. Ce savant dosage de style italien et français, à l’équilibre entre épure et faste, se retrouve également dans celui des créations de Mellerio. Sans doute un des secrets de leur longévité…C’est cet archipel hors du temps, ce petit paradis lacustre, que Laure-Isabelle Mellerio, directrice artistique de Mellerio, a choisi comme source d’inspiration pour les prochaines collections de Haute Joaillerie. La première, présentée en juillet 2017, est dédiée à Isola Madre.un paradis secret isola-madre-lago-maggiore-stresa« L’Isola Madre, paradis terrestre. Arbres à feuilles d’or que le soleil dorait », écrit Gustave Flaubert quand il découvre l’île en 1845.Qu’elle irradie les allées des jardins luxuriants de l’île, inonde les buissons fleuris, ou jaillisse entre les branches des arbres à travers lesquelles on entrevoit le lac, la lumière du soleil couchant donne son allure générale à toute la collection, dont chacune des pièces est réalisée en or rose.C’est ce style ouvragé, délicat, travaillé, si caractéristique de l’Italie à la Renaissance que Laure-Isabelle a privilégié. Chacune des collections évoque un des éléments de cette île : le jardin, le lac et la lumière.Isola Madre 3

La collection FOGLIO  

Cette ligne fut imaginée en référence aux nombreux buissons de feuilles qui jalonnent les jardins d’Isola Madre. La structure des pièces est complètement ajourée afin de symboliser la lumière qui se reflète sur leurs feuilles, et permet ainsi d’entrevoir la peau tout en délicatesse. Le volume de la bague, en « boule », a été choisi pour représenter celui des buissons foisonnants de l’île. Les trois matières et techniques utilisées, ainsi que les différents axes selon lesquels sont placées les feuilles, restituent leurs différentes teintes de vert: les facettes des tsavorites contrastent avec le vert opaque de l’émail et la transparence des feuilles en or repercé. Le tout est éclairé par les diamants brillants.Les boucles d’oreilles, dont les pendants sont détachables afin de pouvoir porter seulement la partie haute sur le lobe de l’oreille, évoquent les nombreux bijoux « en pluie » que Mellerio a créés au XIXème siècle. Elles rendent également hommage au célèbre cyprès du cachemire du jardin d’Isola Madre, dont les ramures semblent vouloir rejoindre la terre.

La collection LAGO

Cette ligne évoque plus particulièrement le lac et la minéralité des montagnes. La calcédoine, dont Laure-Isabelle apprécie particulièrement les délicates nuances, contraste avec le rouge rosé des rubis birmans qui seront sertis à l’intérieur de celle-ci.Tout comme les bijoux moghols redécouverts lors des expositions récentes de la Collection Al Thani à Londres et à Paris, la calcédoine, elle-même taillée en volume, est gravée puis sertie de fines branches d’or rose, de rubis et de tsavorites. L’ensemble rappelle celles des arbres à travers lesquelles, quel que soit l’endroit de l’île où on se trouve, on peut apercevoir le lac.Disponible en août 2017

La collection GIARDINO

Cette parure fut au départ inspirée par une bague ancienne, aujourd’hui disparue, qui appartenait à la famille maternelle de Laure-Isabelle Mellerio. Celle-ci était en émail, avec une émeraude au centre.Le vert étant sa couleur préférée, et celle de Mellerio, cette parure en propose de multiples nuances : les reflets turquoise, vert clair, parfois presque jaunes des tourmalines, la couleur vert gazon des tsavorites et le vert profond de l’émail.Comme la lumière dorée d’un soir d’été dans les jardins d’Isola Madre, le grènetis d’or illumine chacune des trois pièces et nous guide tel un chemin de galets entre les massifs de buissons fleuris et les arbres exotiques. L’ensemble, délicatement serti sur un fond d’émail dont les motifs du guillochage (sur la bague) évoquent l’ondulation de l’eau, rappelle également les célèbres marqueteries de pierres italiennes.Le délicat entrelacs des boucles d’oreilles, qui ne manque pas d’évoquer le style en vogue au début du XIXème siècle, est inspiré d’un dessin des années 1830 issu des archives de Mellerio. Là encore, le contraste des couleurs profondes et vives leur confèrent une élégance toute italienne.Le collier, qui se porte au ras du cou, constitué de fils d’or rose tirés à la main et alternativement pavés de diamants, épouse le cou avec délicatesse et légèreté, grâce à un emmaillement spécifiquement étudié. Il peut se porter seul ou avec son motif central, qui peut lui aussi se transformer et se porter en broche ou en pendentif.

Ce microcosme idyllique, entre rigueur des sommets suisses et douceur de l’Italie, offre une diversité unique et constitue une source d’inspiration inédite mais évidente pour Mellerio. Ces contrastes entre style français et italien, sobriété et raffinement, force et délicatesse, sont chers à Laure-Isabelle Mellerio.

Et dire que la devise des Borromée n’est autre que « Humilitas »…

Isola Madre 2