Home Art de vivre Flashback sur la Biennale des antiquaires

Flashback sur la Biennale des antiquaires

by pascal iakovou
0 comment

La Biennale des Antiquaires et de la haute joaillerie a fermé ses portes dimanche 21 septembre.
Cette édition a vu sa fréquentation progresser à hauteur de 90 000 visiteurs, avec un public de réels amateurs et de collectionneurs. Cet événement unique est l’occasion pour des amateurs d’art comme nous de découvrir dans un cadre incroyable des oeuvres que nous ne reverrons probablement jamais car elles seront vendus chez des collectionneurs du monde entier. Les exposants ont d’ailleurs souligné une nette augmentation de visiteurs étrangers venus d’Asie, de Russie, d’Amérique du sud.

Le bilan des ventes est très bon pour l’ensemble les spécialités représentées, et, particulièrement la peinture moderne, les arts décoratifs du XIXème ou l’archéologie. Le résultat des ventes à la Biennale a pour habitude d’être le baromètre de la saison à venir. On peut donc espérer que les ventes vont se poursuivre dans les mois prochains, malgré le contexte économique difficile.

Jean-Gabriel Peyre, le président du Syndicat National des Antiquaires soutient l’idée que les acheteurs de la Biennale sont de vrais collectionneurs et amateurs d’art et non pas des spéculateurs.

L’activité économique que génère la Biennale s’étend bien au-delà du Grand Palais. Artisans, restaurateurs d’objets d’art, décorateurs, transporteurs, assureurs, hôtels, restaurants … travaillent directement ou indirectement pour la manifestation depuis plusieurs mois. C’est au total environ 100 000 personnes qui bénéficient de l’impact économique de la Biennale des Antiquaires. Chaque jour plus de 800 personnes ont travaillé sur le site.

Voici nos coups de coeurs et nos selections de ces objets rares et de ces pièces de joaillerie merveilleuses.

Chez Piaget, la collection nommée Extremely Piaget nous a ébloui. Piaget célèbre son 140ème anniversaire et à l’occasion de la 27ème Biennale des Antiquaires de Paris, la Maison a mis en lumière une période phare de son histoire créative, les années 1960-70, sublimée par les matériaux les plus précieux : diamants, émeraudes, saphirs, pierres dures et or. 88 bijoux et 37 montres créés spécialement pour cet événement. Les dessins sont audacieux et jouent sur l’asymétrie, la fluidité et la stylisation. Sur certaines de ces parures la frontière entre le bijou et la montre disparait totalement. La couleur est très présente, notamment avec les cadrans en pierres dures, signature de la Maison. Un pan entier de la collection a d’ailleurs été baptisé « Extremely Colorful ».
Les pierres précieuses de très haute qualité en intensité de couleur et de pureté ont rarement été utilisées avec autant de force, avec notamment plus de 1500 diamants marquises, une taille caractéristique du travail joaillier de Piaget et employée depuis plus d’un demi-siècle. Les pièces sur lesquels ces diamants dominent sont regroupés dans la deuxième partie de la collection nommée « Extremely Sparkling ». Les grands classiques de la Maison, les montres manchettes, les cadrans en pierres dures, les bracelets en maille d’or sont présents eux aussi. Ces joyaux mettent en avant une série de savoir-faire uniques. La collection est aussi caractérisée par une grande liberté de mouvement et des portés multiples. Plus d’infos ici : https://www.luxsure.fr/2014/07/14/extremely-piaget/

A l’occasion de son 130e anniversaire, Bulgari a dévoilé pas moins de 100 nouvelles pièces de Haute Joaillerie. Cette exposition, exceptionnelle rencontre entre la Ville Éternelle et la Ville Lumière, a rendu hommage aux racines romaines de Bulgari.
Bulgari, seul joaillier italien présent à la Biennale, a été l’ambassadeur du style, de l’héritage et du savoir-faire ar tisanal italien dans l’enceinte du somptueux Grand Palais.

Boucheron nous présentait lors de la Fashion Week Haute Couture, les premiers modèles de sa collection Biennale 2014. Pour cette collection, l’illustre maison nous emmène aux quatre coins du monde pour réinterpréter des pièces maîtresses de son histoire. Plus de details ici : https://www.luxsure.fr/2014/08/05/boucheron-biennale-2014/

Chez Chanel présentait, dans un espace de 150m2, conçu par l’architecte américain Peter Marino, « Café Society », sa nouvelle collection de Haute Joaillerie. Sans nostalgie et affranchie de toutes les références classiques aux icônes, « Café Society » est la plus brillante illustration de cette Haute Bohème, curieuse de formes nouvelles, à la recherche d’élégance et d’originalité, dont Gabrielle Chanel, aura été l’une des protagonistes, libre de vivre, de créer, d’aimer, conjurant l’ennui par une infinie quête de beauté. Tout l’esprit de la Café Society rayonne dans cette nouvelle collection de 87 pièces de Haute Joaillerie qui célèbre un nouveau langage esthétique. La géométrie des avant-gardes et le tempo cosmopolite. Le sens de l’épure et celui de l’audace à fleur de peau. 18 pièces inédites, dévoilées pour la première fois à la Biennale, complètent la vision de CHANEL sur cette Café Society, illustrant son goût pour les voyages et l’exotisme. Ciselure, émaux grand feu, grisaille, champlevé… autant de savoir-faire uniques qui, comme dans une chambre d’écho, renvoient, agrandi, amplifié, sublimé, le sens de la liberté cher à Gabrielle Chanel. Sautoirs, plastrons, broches ou bijou de tête, la légèreté des lignes s’adonne à l’euphorie des jeux de constructions en 3D, dans un fondu enchaîné de parures magnifiant les affinités électives, comme autant de mots d’esprit devenus joyaux. Toute l’audace de la création se déploie dans ces associations inédites de pierres et de tailles. De damiers en pétales, de prismes en pliages pavés de lumière, au rythme des fêtes et des songes poétiques, la collection « Café Society » exalte, telle une mosaïque inspirée, tous les mondes en devenir. Plus d’infos ici : https://www.luxsure.fr/2014/07/18/chanel-joaillerie-collection-cafe-society/

Célébration de la pierre et du savoir-faire joaillier, la collection Cartier Royal de CARTIER se déploie autour de plus de cent créations de Haute Joaillerie. Entrée en matière avec quatre pierres de légende, qui font l’objet de créations spectaculaires… Focus sur la perle royale, issue des trésors de la reine Mary : une gemme historique qui règne en majesté au coeur d’une exceptionnelle parure transformable, tour à tour diadème ou collier. Enfin, du dessin à la pièce finale, autour d’un sublime rubis du Mozambique, révélation progressive d’une création remarquable .

Notre coup de coeur reste sans doute The Reine Makeda

Wallace Chan, le Maître de l’Orient a présenté une collection d’art joailler qui met à l’honneur le diamant et les pierres précieuses les plus rares et les plus extraordinaires. La maîtrise incontestable dont Wallace Chan fait preuve comme sculpteur et joailler permet aux pierres d’émettre une lumière éthérée, qualité qui manque parfois à la plus pure des gemmes. Vous pourrez en savoir plus ici : https://www.luxsure.fr/2014/07/18/wallace-chan-haute-joaillerie-presente-sa-collection-biennale-des-antiquaires/

Devant tant de beauté, il va être difficile d’attendre deux ans.

Chez Dior, Victoire de Castellane s’inspire des robes des 50’s dans une volonté de fluidité et de féminité.

Côté Antiquités, les galeries rivalisait de pièces rares et sublimes dont voici une selection.

Related Articles

%d blogueurs aiment cette page :