Home Art de vivre Max y Jeremy et La Mère Denis deux adresses incontournables Rive Droite

Max y Jeremy et La Mère Denis deux adresses incontournables Rive Droite

by Emilie Cabanié
0 comment

Max y Jeremy

Max y Jeremy, c’est un bistrot à tapas situé dans le quartier du Haut Marais à Paris. Caroline et Anne-Sophie vous accueillent tout sourire dans cette antre rouge et noire, de pierres et de bois, aux tables hautes et au long, long bar où trône une gigantesque vasque de clerico (sangria au vin rosé). De grandes ardoises affichent la couleur et les saveurs. Coté cocktails, L’Exquise (Grey Goose,poire, vanille, citron vert) est, cela va sans dire, exquise, le Besito del diablo (Caïpi, fraise) porte bien son nom et on plonge dans la Piscine Russe (champagne Deutz, vodka, violette) sans besoin d’une bouée du moins au premier verre. Côté tapas tous sont faits maison sur les (bons) conseils du chef Gilles Choukroun qui élabore depuis six mois la carte de ces finger food ensoleillés. Exigence, souci du détail, vous verrez, on a du mal à se décider : croquetas de Bellota (quenelles frites de béchamel au jambon Bellota) ultra moelleuses et parfumées; Txistorra artisanales (petites saucisses basques pimentées) goûteuses et corsées juste comme il faut ; palourdes du mont Saint Michel relevées d’une pichenette de fenouil ou tortilla d’après la recette d’une mamie basque, on ne vous dit que ça. C’est délicieux et sans chichi, les musiques s’enchaînent, l’ambiance se déchaîne.

Max y Jeremy
www.maxyjeremy.com

Max y Jeremy

La Mère Denis, c’est une ancienne lavandière, emblématique des années 70 (et desmachines à laver Vedette), incarnant la rondeur, la générosité et l’amour du travail bien fait. Si Max, Jérémy et leur comparse de cette nouvelle aventure, Camille, ont ainsi nommé leur restaurant, ce n’est pas par hasard et c’est une belle histoire. L’histoire d’un ancien kebab sans âme, racheté, lavé, poncé, briqué et relooké du sol au plafond pour devenir ce vaste lieu accueillant ouvert sept jour sur sept, du petit déjeuner au dîner, brunch le dimanche. Un sacré boulot, et du beau boulot : un parquet à lattes larges flirte avec d’anciens carreaux de céramiques, des pans de pierres et de briques apparentes mettent en valeur un mur de carrelage et ses clins d’oeil aux années 50, banquettes, tables en bois, lustre chiné, pas d’épate, du confort, du charme et ce petit je ne sais quoi qui fait que l’on se sent attendu. Sans oublier l’ample terrasse dont on peut profiter toute la journée (et prise d’assaut à l’heure de l’apéro !). Les habitués ne s’y trompent pas qui viennent et reviennent pour le pavé de thon mi-cuit, la côte de cochon Pata Negra ou le tartare de bœuf au couteau et ses frites maison (2 cuissons s’entend!). L’oeuf mayo ou les ravioles de Royan en entrées, le mi-cuit chocolat ou le crumble pommes rhubarbe au dessert confirment la qualité de cette cuisine bistrot, basée sur les produits frais et de saison. Au dîner, la lumière se tamise, la musique s’invite, l’ambiance se réchauffe… Alors un soir d’estomac dans les talons, cela vaut le coup de ne pas laisser le privilège de cette bonne maison aux seuls habitués du quartier.

La Mère Denis,
75, rue du Faubourg Saint Denis
Paris 10ème

Related Articles

%d blogueurs aiment cette page :