Home Art de vivreCulture Renoma présente « James Dean, On the Road…Une vie programmée »

Renoma présente « James Dean, On the Road…Une vie programmée »

by Marie Odile Radom
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« Marlon Brando a changé la façon de jouer, mais James Dean a changé la façon de vivre. » Martin Sheen

James Dean, décembre 1954, New York © Roy Schatt

Un jean brut à revers, un tee-shirt blanc et parfois un petit blouson en cuir rouge. Cette silhouette est connue de tous, presque l’emblème d’une génération. C’est celle de James Dean, monstre sacré du cinéma américain disparu trop tôt, devenu symbole d’une jeunesse rebelle et qui a imposé un style, une mode qui perdure plus de cinquante après sa disparition.

James Dean, La Fureur de vivre,1955, Los Angeles © Michael Ochs Archives / Getty Images

On se demande souvent comment un acteur devient un mythe. Pour James Dean, la réponse tient en trois titres : A l’Est d’Eden (East of Eden) d’Elia Kazan, Géant (Giant) de George Stevens et surtout La Fureur de Vivre (Rebel Without a Cause) de Nicholas Ray. Il aura fallu trois films et une vie tragiquement interrompue en pleine gloire pour faire de James Dean une figure mythique du cinéma américain. Le 30 Septembre 1955, le célèbre acteur trouve accidentellement la mort à l’âge de 24 ans au volant de sa Porsche 550 Spyder, entrant ainsi éternellement dans la légende. Écorché vif à l’écran, doté d’un charme fou et d’une élégance rare, il incarnait à merveille la rébellion et la révolte d’une jeunesse américaine en proie aux doutes.

James Dean avec le chat Louis XIV chez le photographe James Dean sculpte chez Pegot Waring, Sanford Roth, 1955, Los Angeles © Sanford Roth

James Dean commença sa carrière d’acteur en tournant dans une pub pour Pepsi. Il quitta très vite l’université pour pouvoir se consacrer entièrement à sa passion de comédien. Après quelques cours à l’Actors Studio de New-York, James Dean connaît ses premiers succès au théâtre à Brodway dans le rôle du jeune Arabe Bachir dans la pièce d’André Gide L’Immoraliste, qui lui fit obtenir le prix du jeune acteur le plus prometteur de l’année.

James Dean A l'Est d'Eden - 1954 Michael Ochs Archives / Getty Images

Mais ce sont les plateaux de cinéma qui le propulsent au rang de star : le personnage de Cal Trask dans A l’Est d’Eden d’Elia Kazan lui vaut une première nomination aux Oscars dans la catégorie meilleur second rôle masculin. Celui de Jim Stark dans La Fureur de vivre a bouleversé  les adolescents de son époque et développé sa passion pour les courses automobiles. Géant fut son dernier film pour lequel il décrocha à titre posthume une nomination aux Oscars dans la catégorie meilleur rôle masculin.Il mourut deux semaines après la fin du tournage.

James Dean sculpte chez Pegot Waring, Sanford Roth, 1955, Los Angeles. Août/septembre1955, Los Angeles © Sanford Roth

L’acteur aurait eu 80 ans le 8 février dernier. A cette occasion et jusqu’au 09 Mai 2011, Maurice Renoma lui rend hommage à travers l’exposition James Dean « On the road…Une vie programmée » dans  la boutique Renoma. Le styliste a rassemblé pour l’occasion des pièces rares retraçant la formidable carrière de ce grand acteur. Et comme un clin d’œil au mythe qui l’a inspiré tant au niveau style qu’au niveau mode, Maurice Renoma avait choisi la date du 08 février pour le vernissage.

James Dean et Pegot Waring, James Dean, septembre 1955, Los Angeles © 1987 by Seita Ohnishi / Oscar for Jimmy, Inc, © 1987 by Seita Ohnishi / Oscar for Jimmy, Inc, photo by Sanford Roth

Au delà de son talent d’acteur indiscutable, James Dean avait de nombreux autres talents artistiques. Coureur automobile à ses heures, danseur et dessinateur, James Dean était également un passionné de sculpture, de peinture, de photographie et de musique et était attiré par la mise en scène. Ce sont ces aspects méconnus de l’artiste qu’a choisi de mettre en avant Maurice Renoma, aidé de l’écrivain Jean-Noël Coghe, auteur de Jimmy the Kid. Cette biographie, parue en 2007, décrit l’acteur comme un électron libre ayant soif de conquêtes professionnelles et amoureuses, lecteur cultivé et passionné par les arts, la peinture, la musique.

James Dean, tournage de The Thief pour la télévision, décembre 1954, New York © Roy Schatt

Cette exposition inédite regroupe des clichés signés des plus grands photographes de l’époque et amis de James Dean : Sanford Roth, Roy Schatt, Dennis Stock et Phil Stern ainsi qu’une sélection d’archives de Getty Images. Mais elle est également l’occasion de découvrir James Dean à travers des portraits plus intimistes pris chez lui. Des peintures, sculptures et objets personnels de l’acteur sont également présentés.On observe avec intérêt ses dessins, on frissonne devant les vitrines contenant les appareils photos qu’il affectionnait et qui sont de véritables bijoux d’époque.

© Conception Graphique Maurice Renoma

Dans un ultime pied de nez au destin, Maurice Renoma  a fait se rencontrer les deux plus grandes icônes du cinéma américain grâce à de subtiles photomontages : James Dean et Marylin Monroe. Faits pour se rencontrer tant leur qualité de mythe ne peut que définitivement les rapprocher pour l’éternité.

James Dean, septembre 1955, Los Angeles © 1987 by Seita Ohnishi / Oscar for Jimmy, Inc, photo by Sanford Roth photo by Sanford Roth

L’exposition proposée par Maurice Renoma est vraiment riche de clichés – plus d’une cinquantaine – chacun montrant la complexité et la beauté d’un acteur hors du commun. Les objets personnels de James Dean revêtent pour moi un côté assez émouvant, à l’instar de cette machine à écrire trônant sur une table ou de ces appareils photo témoins de la vie d’un homme au destin hors du commun. Appareil photo immortalisé en noir et blanc par Sanford Roth comme un témoignage des talents de photographe de James Dean. Un vrai plaisir pour enfin comprendre ce qu’était la fureur de vivre…

Exposition James Dean  « une vie programmée… » du 09 février au 09 mai 2011

Boutique Renoma

129 bis avenue de la Pompe 75016 Paris

Marie-Odile Radom

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