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La Datejust 41 et le retour du cadran entièrement laqué

by pascal iakovou
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Depuis le retour des cadrans ombrés au catalogue Rolex en 2019, chaque déclinaison avait conservé une part de construction mixte. La Datejust 41 présentée en 2026 tranche : son cadran vert est entièrement réalisé par laquage, sans autre support de couleur. Une distinction de procédé que le dossier mentionne sobrement, mais qui engage l’ensemble de la chaîne de fabrication du cadran.

La couleur comme geste technique.

Le procédé se déroule en deux temps. Le fond du cadran reçoit d’abord une couche de laque verte. Puis la laque noire est pulvérisée de façon concentrique, créant par accumulation progressive le dégradé qui ombre le pourtour. La même logique que sur les autres cadrans ombrés du catalogue — mais appliquée ici sur une base elle-même laquée, et non sur un métal nu ou une matière traitée différemment. Le résultat visuel : les inscriptions blanches ressortent avec un contraste net sur le fond vert intermédiaire, là où le dégradé ne les atteint pas.

Les index et les aiguilles sont en or gris 18 ct, traitement Chromalight à émission bleue longue durée. La lunette est cannelée, également en or gris — configuration dite Rolesor gris, combinaison d’acier Oystersteel pour la carrure et d’or gris pour les éléments rapportés. Le boîtier mesure 41 mm de diamètre pour 11,60 mm d’épaisseur ; l’entre-cornes est à 21 mm. Étanchéité garantie à 100 mètres, couronne Twinlock à double étanchéité vissée.


Détail — La loupe Cyclope positionnée à 3 h sur la glace saphir bénéficie d’un double traitement antireflet, distinct de celui appliqué à la glace elle-même. Elle grossit la date d’un facteur 2,5 sans introduire de distorsion latérale visible dans les conditions normales de lecture.


Le calibre sous le cadran.

Le calibre 3235 n’est pas une nouveauté 2026. Développé et manufacturé par Rolex, il oscille à 28 800 alternances par heure, affiche une réserve de marche d’environ 70 heures et intègre l’échappement Chronergy en nickel-phosphore paramagnétique. Le spiral Parachrom bleu, en alliage paramagnétique, est muni de la courbe terminale Rolex pour régulariser la marche dans toutes les positions. Le réglage de précision passe par quatre écrous Microstella en or sur le balancier à inertie variable. Tolérance annoncée : –2/+2 secondes par jour sur montre terminée — un écart qui ne correspond pas à la norme officielle de chronomètre, mais au protocole interne Rolex testé après emboîtage. En 2026, la certification Superlative Chronometer s’étend à trois nouveaux critères : résistance au magnétisme, fiabilité, durabilité.

La Datejust existe depuis 1945. Elle fut, à son lancement, la première montre-bracelet à réunir remontage automatique, étanchéité, certification chronomètre et affichage de la date dans un guichet. Ce que Rolex retouche en 2026, c’est la surface — au sens propre. Le vert ombré entièrement laqué est une réponse à une question de fabrication : comment uniformiser un procédé qu’on appliquait depuis sept ans sur des bases variables. Ce n’est pas une révolution. C’est une décision de cohérence industrielle qui prend la forme d’un cadran.

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