Le Molitor a cette capacité déconcertante de vous faire oublier que vous êtes à Paris. Ou plutôt : de vous rappeler que Paris peut être autre chose que la ville-musée que l’on traverse en taxi entre deux réunions. Depuis sa rénovation en 2014, cet ancien complexe de bains ouvert en 1929, dont les carrelages Art Déco ont été le terrain de jeu des meilleurs graffeurs européens dans les années 1990, propose une forme d’hôtellerie qui ne ressemble à rien d’autre dans la capitale : branchée sans ostentation, historique sans muséification, balnéaire sans mer.
La Riviera, un état d’esprit
Pour l’été 2026, le Rooftop Molitor — panorama sur le Bois de Boulogne, piscine, bar en hauteur — réouvre avec le programme La Riviera. Le nom est une déclaration d’intention. Il ne s’agit pas de reconstituer la Côte d’Azur dans le seizième arrondissement, ce serait absurde. Il s’agit d’en capturer quelque chose d’essentiel : la légèreté, la lumière, la permission de ralentir que les Parisiens s’accordent rarement. La Riviera du Molitor est une Riviera de l’état d’esprit, pas de la géographie.
Ce que le Rooftop offre que les terrasses ordinaires n’ont pas
Paris a des terrasses. Beaucoup. Certaines sont belles, d’autres sont célèbres pour de mauvaises raisons. Ce que le Rooftop Molitor possède que peu d’autres ont, c’est la cohérence du lieu. On ne monte pas sur ce toit par hasard — on y monte parce que tout le bâtiment, de sa piscine historique à ses chambres aux fresques murales, raconte quelque chose. Le rooftop n’est pas un supplément d’âme ajouté après coup. Il est la suite logique d’un immeuble qui a toujours eu une relation particulière avec l’eau, le corps et le plaisir de vivre dans le présent.
L’hôtellerie parisienne et la tentation balnéaire
Le Molitor n’est pas seul à vouloir apporter un peu de soleil dans des hôtels parisiens. La tendance est documentée : des rooftops aux piscines chauffées, les grands hôtels de la capitale cherchent à capter une clientèle qui hésite chaque été entre Paris et les rivages. Le programme La Riviera du Molitor est l’une des réponses les plus cohérentes à cette hésitation : pourquoi choisir quand on peut avoir les deux ?
L’été parisien a ses codes, ses rythmes, ses désillusions. Le Molitor, depuis son îlot de verdure à la lisière du Bois, propose depuis dix ans une alternative douce : la vacance sans quitter la ville. En 2026, il l’appelle La Riviera. C’est, finalement, la meilleure définition du luxe urbain contemporain : transformer l’endroit où vous êtes en l’endroit où vous voulez être.












