« Escaping Into Desire » — la collection Resort 2027 de Roberto Cavalli tisse une géographie intime du plaisir et de la fuite, entre animalité maîtrisée et sensualité assumée.
Le titre dit tout, et c’est peut-être là sa première audace : « Escaping Into Desire ». Fuir vers le désir, non fuir le désir. La nuance est considérable. Elle situe d’emblée la collection Resort 2027 de Roberto Cavalli dans une posture philosophique autant qu’esthétique — le désir non comme manque ou transgression, mais comme destination, comme paysage à habiter.
La Maison Roberto Cavalli a toujours revendiqué un rapport frontal à la séduction. Depuis les imprimés animaliers des années 1970 jusqu’aux silhouettes glamour qui ont traversé les décennies, il s’agit d’un luxe qui ne s’excuse pas d’être regardé. La collection Resort 2027 s’inscrit dans cette lignée tout en y cherchant une profondeur nouvelle.
Une géographie du plaisir
Resort, dans le calendrier de la mode, désigne théoriquement les collections de croisière — celles que l’on porte entre deux saisons, dans des lieux qui existent hors du temps ordinaire. Chez Cavalli, le resort devient une métaphore : un état d’esprit plus qu’une destination géographique. « Escaping Into Desire » propose une cartographie des espaces où l’on se permet d’être soi-même — pleinement, sans retenue.
Les codes visuels de la collection convoquent des références à la nature sauvage, à la peau, à la texture — tout ce qui touche directement les sens. L’animalité n’est pas ici un trope décoratif mais une qualité morale : elle désigne une présence au monde immédiate, non médiatisée.
Ce que Cavalli dit de l’époque
Il y a quelque chose de courageux à proposer, en 2026, une mode qui revendique ouvertement le désir. Dans un paysage de la mode souvent occupé à effacer les corps derrière des silhouettes neutres ou à neutraliser la sensualité au profit d’un universalisme formel, Roberto Cavalli choisit la singularité — celle d’une marque qui sait ce qu’elle veut faire ressentir.
« Escaping Into Desire » n’est pas une collection de fuite. C’est une collection d’arrivée — au seuil d’un endroit où le regard des autres compte moins que le plaisir d’exister pleinement. Le press kit est disponible ; la conversation, elle, a déjà commencé.








































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