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Isola Bella Haute Joaillerie Mellerio 2018

by pascal iakovou 5 août 2018 0 comment

Après « Isola Madre », le premier volet de la collection de Haute Joaillerie qui rend hommage aux Iles Borromées, comme un retour aux sources italiennes de Mellerio (dont le village d’origine se situe à quelques kilomètres à vol d’oiseau), le deuxième opus qu’a imaginé Laure-Isabelle Mellerio en 2018, est dédié à la spectaculaire, célèbre et bien nommée « Isola Bella ».

Choisie au XVIIème siècle par la famille Borromée pour être l’expression de sa puissance et de sa richesse, elle constitue aujourd’hui un des plus beaux exemples de l’architecture baroque et des jardins italiens. Il aura fallu plusieurs vagues de travaux de parfois plus de 30 ans entre le XVIIème et le XXème siècle, pour faire de cette île lacustre un véritable vaisseau amiral érigé tout à la gloire des Borromée.

A la proue se dresse leur palais monumental et à la poupe se déploient les somptueux jardins en terrasse, au sommet desquels fut édifié un imposant belvédère de près de 40 mètres de hauteur.

Architecture extraordinaire, conception visionnaire et audacieuse, importation d’essences rares et lointaines, ingéniosité du système hydraulique… tout fut mis en œuvre par les différentes générations de la famille Borromée pour transformer les qualités naturelles d’un simple rocher en un jardin enchanté et sophistiqué.

Ce sont tous ces éléments qui ont guidé Laure-Isabelle Mellerio dans la création de cette collection de huit pièces réparties en trois parures. Chacune d’elles, unique, évoque qui les motifs des dentelles de buis d’un jardin, qui la superposition des terrasses végétales, qui la multitude de couleurs des parterres, ou encore les folies architecturales baroques.

Laure-Isabelle Mellerio, qui affectionne particulièrement les contrastes, les volumes et les couleurs, s’est plongée avec délectation dans la splendeur de l’art de vivre en Italie au XVIIème siècle. Qu’elles soient ouvragées, architecturées, colorées, géométriques, transformables, tout en courbes ou en volutes, les pièces de cette collection font appel à tous les grands savoir-faire de Mellerio.

Cette ligne fut imaginée à partir des dentelles de buis du jardin situé au sud de l’île. Celles-ci forment un si joli dessin que Laure-Isabelle Mellerio a choisi de s’en inspirer quasiment littéralement. Chaque pièce, le pendentif (qui peut se porter sur un double cordon de satin noir ou une chaîne plus longue), la paire de boucles d’oreilles et la bague qui vient recouvrir harmonieusement toute la phalange, est dessinée à partir de ces arabesques végétales.

Toujours en quête de la symbiose parfaite avec la nature, qui a rendu célèbre la Maison Mellerio à plusieurs périodes de son histoire, chaque pierre précieuse, les diamants comme les émeraudes, est sertie à l’aide de la technique du « millegrain » afin d’évoquer au plus près le feuillage des buis. Ce serti particulier, très en vogue lors de la Belle Epoque, est aujourd’hui à nouveau très apprécié pour l’allure délicate et raffinée qu’il confère au bijou.

Celle-ci fait référence à divers éléments de l’île : ses différentes strates de diamants, de saphirs et de nacre se superposent comme les terrasses du jardin, sa silhouette évoque un motif baroque que l’on retrouve en grand nombre dans le palais (cartouches, cadres, mosaïques), et le choix de la nacre et des perles fines fut inspiré par l’omniprésence de coquillages sur l’île : dans les grottes des « salles de fraîcheur » (une curiosité que l’on retrouve dans quelques palais en Italie) construites au sous sol du palais juste au niveau du lac, sont complètement recouvertes de stuc et de tuf sculpté en forme de galets et de coquillages, que l’on retrouve également dans les arches du spectaculaire belvédère qui surplombe les jardins de l’île. Les lignes sont fluides, comme les mouvements de l’eau du lac.

Chacun des trois anneaux qui composent les boucles d’oreilles sont démontables à l’envi.

Au cours d’une de ses promenades dans les jardins d’Isola Bella, Laure-Isabelle Mellerio a été frappée par l’originalité des grands obélisques qui coiffent le belvédère. En quelques esquisses, des boucles d’oreilles tout en volume ont pris vie dans le carnet de dessins qui ne la quitte jamais.

Fidèles à l’original, elles sont constituées de quatre pans de pierres précieuses en cascade (tsavorites, saphirs roses et grenats spessartites) taillées sur mesure. Chacun d’entre eux est relié par des montants en or rose pavé de diamants. Le collier se décline de la même façon. En revanche, pour la bague, Laure-Isabelle Mellerio a privilégié des volumes ronds et généreux, faisant miroiter gaiement les couleurs vives entre des rinceaux d’or rose.

C’est dans cette collection, composée d’un collier, d’une paire de boucles d’oreilles et d’une bague, que le style coloré cher à Laure-Isabelle Mellerio se manifeste le plus : elle a choisi d’y faire jouer ensemble l’orangé des grenats spessartites, le rose des saphirs et le vert éclatant des tsavorites, pour une partition joyeuse et chatoyante !

De cette île au charme fou, bâtie par l’illustre famille Borromée et symbole aujourd’hui du raffinement italien, baptisée par Charles III du nom de sa femme « Isola Isabella », (d’où son nom actuel « Isola Bella »), il était écrit qu’un jour Laure-Isabelle se pencherait aussi sur tous ces trésors afin de créer des joyaux d’un autre genre, plus précieux encore…

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