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Nuit blanche 2010

by pascal iakovou
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Sous la direction artistique de Martin Bethenod, la 9e Nuit Blanche est
centrée sur la création plastique contemporaine dans toute la diversité de
ses expressions (sculpture, vidéo, installation, performance…). Privilégiant
l’adéquation entre une oeuvre, un lieu et un public, elle accueille les oeuvres
d’artistes internationaux dans le respect de la pluralité des genres.
Des figures que l’on pourrait qualifier d’historiques comme Michelangelo
Pistoletto côtoient des artistes confirmés (Chen Zhen, Claude Lévêque, Erik
Samakh, Rirkrit Tiravanija…), mais aussi émergents (Keren Cytter, Nicolas
Milhé, Claire Fontaine…) montrant les tendances les plus actuelles de l’art
contemporain.
Du Cubain Wilfredo Prieto à la jeune Coréenne HeeWon Lee, du Danois
Joachim Koester à Chen Zhen, Chinois basé en France de 1986 à sa mort,
du Français Céleste Boursier-Mougenot au duo américano-suisse Lang/
Baumann, les artistes instaurent un dialogue au-delà des frontières, le
temps d’une Nuit Blanche résolument transculturelle et internationale.
Afin de favoriser la promenade et la déambulation, l’édition 2010 se structure
autour de trois territoires volontairement resserrés dans un réel objectif de
densité.
• L’Ouest parisien (autour du pôle Alma – Trocadéro et des grandes institutions
culturelles – Palais de Tokyo, Musée Guimet, Musée d’Art moderne de
la Ville de Paris…).
• Le Centre de Paris (autour des îles Saint-Louis et de la Cité et du Marais).
• Et enfin l’Est parisien (autour du quartier de Belleville, au coeur d’un
bouillonnement créatif soutenu par l’apparition de jeunes galeries, mais
aussi par la première édition cette année de la Biennale de Belleville).
Ces trois territoires sont reliés tout au long de la nuit par les lignes 9 et 14
du métro qui devient lui aussi théâtre de la création artistique (Dominique
Blais sur la Ligne 14 ; l’EnsAD à la station fantôme Saint-Martin, ligne 9),
grâce au partenariat renouvelé avec la RATP.
Chacune de ces zones phares de la capitale se peuple de propositions
artistiques exigeantes et étonnantes qui, proches les unes des autres,
constituent des parcours à l’échelle du piéton. Nuit Blanche se construit
dans un rapport intime à la ville, à l’art et à la nuit.
Cette 9e édition fédère de très nombreux lieux d’art et de culture (musées,
monuments, centres culturels étrangers, théâtres…) et investit également
places, squares et jardins, bâtiments administratifs, centres de sport, de
loisirs ou d’enseignement, hôpitaux ou lieux de culte…
Soucieuse d’articuler éphémère et durable, elle présente, outre des productions
spécifiques, de nombreuses oeuvres appartenant à des collections
publiques ou privées (Fonds national d’art contemporain, Fonds régional
d’art contemporain Île-de-France, Fonds municipal d’art contemporain,
collection agnès b…) jamais ou peu montrées. La performance de Tino
Sehgal Kiss, 2004, appartenant au FNAC, est ainsi réactivée à l’École
nationale supérieure des Beaux-Arts ; l’oeuvre de Cerith Wyn Evans, La part
maudite par Georges Bataille (1949), 2005, récemment acquise par le Musée
d’Art moderne de la Ville de Paris est présentée dans le jardin du Musée
Galliera, celle de Claude Lévêque Mon repos aux Tuileries, 2007, appartenant
au Fonds municipal d’art contemporain prend ses quartiers au parc de
Belleville. En coproduction avec la Biennale de Berlin, l’oeuvre de l’autrichien
Hans Schabus fait une apparition remarquée dans la cour de la Bibliothèque
Historique de la Ville de Paris.
Parmi les temps forts de cette Nuit Blanche 2010, l’oeuvre de Thierry Dreyfus
pour Notre-Dame ou celle de la jeune artiste Hakima El Djoudi, toutes deux
produites pour Nuit Blanche ; la parade organisée par Rirkrit Tiravanija en
collaboration avec le musicien Arto Lindsay ; la réactivation des oeuvres
d’Erik Samakh à l’Hôtel-Dieu, de Lang/Baumann à l’école élémentaire de
Belleville ou de Michelangelo Pistoletto sur la façade de l’Hôtel de Ville
marqueront, à n’en pas douter, les esprits.
Préférant l’intime au spectaculaire, le scintillement à l’aveuglement des
projecteurs, cette 9e édition fait place au mystère qui peu à peu se lève,
à la poésie et à l’engagement.

Nuit blanche 2010

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