Avec “100% KHAOTIQUE NOIR”, UNDERCOVER signe un noir qui n’est jamais un bloc: textures, micro-nuances, confort assume. Et une bande-son visuelle creditee a Cindy Sherman, plus trois collaborations qui ancrent le propos dans la rue comme dans le style.
Il y a des collections qui crient pour exister. Et puis il y a celles qui murmurent, mais avec une diction parfaite. Pour l’automne-hiver 2026-2027, UNDERCOVER sort la piece la plus radicale (et la plus portable) de la saison: “100% KHAOTIQUE NOIR”. Un vestiaire construit autour du noir, oui, mais surtout autour de tout ce qu’il permet: nuance, texture, tension, personnage.
Le noir, mais pas l’uniforme: un noir en variations
Le premier twist est la palette elle-meme. Le noir domine, mais il se laisse contaminer par des sombres “presque noirs”: charcoal gray, deep brown, navy. C’est subtil, volontairement. On est loin du total look plat: ici, c’est le relief qui fait le luxe, la micro-difference qui accroche la lumiere.
“Everyday wear” version UNDERCOVER: confort, belles matieres, zero stress
Le propos est annonce clairement: une interpretation UNDERCOVER du “everyday wear”, avec une obsession pour les beaux tissus et une coupe confortable et stress-free. Traduction: du portable, mais pas du banal. Le genre de pieces que tu peux mettre un mardi matin, et garder le soir sans avoir envie de te changer en survet.
Ce choix dit quelque chose de notre epoque: on veut de l’allure, mais on veut respirer dedans. Le vrai chic, en 2026, c’est peut-etre juste ca: etre net, sans rigidite.
Une imagerie signee Cindy Sherman: le noir comme personnage
L’autre detail, beaucoup moins “detail” qu’il n’y parait: les images de la collection sont creditees a Cindy Sherman, avec la mention “Courtesy the artist and Hauser & Wirth”. Ce n’est pas une caution arty posee en vitrine: c’est une mise en scene.
Sherman, c’est l’art de l’identite mouvante, du role, de la transformation. Sur un vestiaire aussi sombre, l’effet est immediat: le noir devient un costume, mais un costume ouvert. On n’est pas “habille”, on est “incarne”. Et chez UNDERCOVER, cette ambiguite la, c’est presque une langue maternelle.
Trois collaborations qui ancrent le vestiaire dans le reel
La collection annonce aussi trois collaborations, parfaitement coherérentes avec cette idee d’un quotidien augmente:
Vans
Un ancrage street direct, presque culturel. Le genre de collab qui permet au look de rester connecte a la rue, sans perdre en intention.
KIJIMA TAKAYUKI
Le chapeau, c’est la ponctuation de la silhouette. Chez UNDERCOVER, ce n’est jamais un accessoire “en plus”: c’est une ligne, une attitude, une finition.
George Cox
La chaussure comme piece de caractere: un poids visuel, un cote rock-heritage qui tient le bas de silhouette et donne du mordant au noir.
Pourquoi “KHAOTIQUE” sonne juste
Le titre promet le chaos, alors que la collection revendique le confort et la rigueur. Justement: un chaos controle. “Khaotique” ici, ce n’est pas la surcharge. C’est l’idee qu’un noir peut etre multiple: mat puis brillant, dense puis aerien, doux puis sec. Un noir vivant, pas une cachette.
Et dans une saison ou beaucoup de collections oscillent entre show et produit, UNDERCOVER rappelle un truc simple (et assez rare): le vetement est une idee. Et quand l’idee est claire, on n’a pas besoin d’en faire trop.
“100% KHAOTIQUE NOIR” ressemble a une collection minimaliste. En realite, c’est une collection de details. Et c’est souvent la que se cache le vrai luxe: dans ce qui ne se voit pas tout de suite, mais qui change tout quand on le porte.
















































































