Poiray : Ma Première fait du guillochage un geste de lumière

by PASCAL IAKOVOU
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Poiray poursuit l’histoire de Ma Première par un déplacement presque imperceptible : le cadran adopte un guillochage rayonnant, dont les lignes partent du centre pour rejoindre les index. Dans une montre devenue signature de la maison depuis les années 1980, le décor n’est pas une simple surface. Il agit sur la façon dont le modèle attrape la lumière et assume sa place entre horlogerie et bijou.

Le cadran comme relief

Le guillochage donne au cadran une profondeur qui varie avec le mouvement du poignet. Poiray le décrit comme un jeu de nuances et de reliefs ; c’est aussi une façon de rendre visible un savoir-faire souvent discret dans les montres à vocation joaillière. La géométrie rayonnante rencontre les lignes graphiques du boîtier sans en effacer le dessin historique.

Ma Première s’est imposée par son motif à godrons et par une silhouette inspirée de l’Art déco. Le nouveau cadran ne prétend donc pas refonder l’icône. Il travaille la continuité : ajouter une matière de lumière à une forme déjà reconnue, sans transformer l’objet en exercice de style.

Une montre qui reste modulable

Le système de bracelet interchangeable demeure l’autre composante du projet. Cuir lisse, matières texturées, chèvre métallisée ou bracelet grain de riz : la montre peut changer d’allure sans perdre son cadran. Cette mobilité explique sans doute la longévité de Ma Première. Elle n’est pas pensée comme un modèle figé, mais comme une base capable d’accueillir plusieurs registres de vestiaire.

Avec un bracelet grain de riz, le guillochage insiste sur la dimension joaillière. Avec une couleur franche, il peut prendre une expression plus contemporaine. L’interchangeabilité ne relève pas ici d’un détail pratique ; elle donne à la montre une relation active avec celle qui la porte.

Le détail plutôt que l’effet

Cette nouvelle version évite l’ajout d’un motif narratif ou d’une couleur saisonnière. Le choix est plus exigeant : confier la nouveauté au travail de surface. Dans une époque où la montre-bijou se raconte volontiers par l’éclat immédiat, Poiray rappelle qu’une présence peut se construire par la répétition d’un trait, la rigueur d’un relief et le temps de la lumière.

La maison inscrit ainsi Ma Première dans une évolution lente, fidèle à son vocabulaire. La version à cadran guilloché est annoncée en boutique et sur poiray.com.

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