Pour les cinquante ans de la collection Menottes, la Maison dinh van ne s’est pas réinventée : elle a choisi d’approfondir un seul et même geste, celui de 1976, plutôt que de le remplacer.
La collection Menottes de dinh van repose depuis 1976 sur une idée qui n’a jamais eu besoin d’être corrigée : faire du lien le sujet même du bijou. Pour cet anniversaire, la Maison ne propose ni rupture de style ni nouvelle silhouette, mais des variations de matière sur un motif resté identique à lui-même. Le dessin se pare cette année de nacre ou d’onyx et se décline en collier ainsi qu’en boucles d’oreilles sur chaîne, tantôt épuré, tantôt plus affirmé — sans jamais s’éloigner du tracé originel.








La pièce la plus révélatrice de cette logique reste le collier réversible : porté au choix en version tout or ou en laissant apparaître la pierre dure, il offre deux lectures d’un même objet plutôt que deux bijoux distincts. C’est cette économie de moyens — explorer les volumes, les matières et les proportions sans toucher au principe fondateur — qui définit la manière dont dinh van fait vieillir une collection : chaque variation prolonge le geste de 1976 plutôt que de le concurrencer.
Motifs déclinés en nacre et onyx, colliers réversibles (version or plein ou pierre apparente), boucles d’oreilles sur chaîne — cinquantième anniversaire de la collection créée en 1976.
À l’heure où la plupart des maisons de joaillerie renouvellent leur vocabulaire à chaque saison, dinh van tient un pari inverse : celui de la lenteur volontaire, où l’innovation se loge dans la matière et jamais dans le sujet.





















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