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TAKASAGO: DE KYOTO A GRASSE

by pascal iakovou
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UN HOMMAGE À L’ODYSSÉE OLFACTIVE DE TADAKA KAINOSHO

En 1910, un jeune professeur de chimie organique quitte l’Université Impériale de Kyoto pour une quête initiatique. Descendant d’une dynastie de samouraïs, Tadaka Kainosho, né en 1880, a décidé d’étudier la parfumerie occidentale dans sa capitale : Grasse. Il y apprendra les secrets de l’extraction des ingrédients naturels, ainsi que la fabrication et l’évaluation des parfums. De retour au Japon, Tadaka Kainosho fonde Takasago en 1920. La société, qui tire son nom de la légende de deux pins symbolisant l’amour éternel, deviendra l’une des pionnières de la chimie verte. Elle fait désormais partie des principales maisons de parfumeurs du monde.

DOUZE CRÉATIONS ALLIANT L’ORIENT À L’OCCIDENT

S’inspirant du voyage de Tadaka Kainosho, les 11 parfumeurs de Takasago ont créé une collection de fragrances en toute liberté. Une seule contrainte : choisir une note symbolisant le Japon, et une autre évoquant la destination du fondateur, Grasse, et plus généralement le monde méditerranéen. Au terme de cet itinéraire, chacun des 11 parfumeurs a livré une création très personnelle, inspirée autant par sa propre histoire et que par celle de Tadaka Kainosho. Le 12ème parfum, « All for One », est une composition collective qui relie l’Orient à l’Occident : du Japon à la France en passant par les États-Unis et le Brésil, ce sont tous les centres de créations de la maison qui ont travaillé de concert… Un voyage qui s’inscrit dans l’ADN même de Takasago.

LA NATURE ET LA CULTURE DU JAPON, SOURCES D’INSPIRATION

Bien qu’il produise moins d’essences naturelles que d’autres pays, le Japon offre une abondance de fragrances qui peuvent servir de source d’inspiration à la parfumerie. Ainsi, les parfumeurs de Takasago ont tiré de la riche culture olfactive de l’archipel des notes précieuses fondées sur le kodo, art aristocratique de l’appréciation de l’encens remontant au XIVe siècle, encore pratiqué de nos jours. Mais ils se sont également nourris d’un savoir-faire japonais plus récent : la distillation de certains des meilleurs whiskys de la planète. Parmi les trésors parfumés de Takasago, les ressources naturelles du pays offrent aussi une palette d’exception. Scientifiques et parfumeurs de la société ont eu un accès exclusif aux îles d’Ogasawara dans l’océan Pacifique, classées au patrimoine mondial de l’Unesco, de même qu’à l’île de Rebun, surnommée « L’île des fleurs flottantes », au large de la pointe nord-ouest d’Hokkaido, dans la mer du Japon. La flore unique de ces îles, dont certaines espèces ne poussent nulle part ailleurs au monde, a inspiré la composition de plus de 35 notes inédites. Toutes ont été extraites par une technique respectueuse de l’environnement, le « headspace », qui capte l’air autour de la plante afin d’analyser et de répliquer son parfum tout en préservant l’intégrité de l’écosystème. Une harmonie entre l’homme et la nature qui fait écho à l’inspiration originelle de Tadaka Kainosho.

L’HISTOIRE DE TAKASAGO EN 3 TEMPS

Amoureuse de l’art du Japon et formée à Kyoto, la jeune peintre sur textile Laure Bénard, spécialiste de la technique traditionnelle du tegaki yuzen zome, a créé trois furoshiki originaux, produits en trois exemplaires exceptionnels pour Takasago. Traditionnellement utilisés au Japon pour envelopper cadeaux, boîtes et autres objets, ces furoshiki s’inspirent des trois récits les plus emblématiques de la maison : la légende de Takasago, le voyage de Tadaka Kainosho de Kyoto à Grasse et la naissance de la société, et enfin, Takasago 2020.

FUROSHIKI 1 : LA LÉGENDE DE TAKASAGO

Au Japon, la légende de pins jumeaux symbolisant l’amour éternel, dont une célèbre pièce de théâtre Noh a été tirée, a donné son nom à la compagnie fondée en 1920 par Tadaka Kainosho. Ce premier dessin représente un masque Noh traditionnel et un pin au bord de la mer, ainsi qu’un motif d’aiguilles de pin portées par les vagues. Pour refléter ce thème traditionnel, le style plus classique du premier furoshiki est une interprétation contemporaine d’estampes japonaises anciennes.

FUROSHIKI 2 : LE VOYAGE DE KYOTO À GRASSE ET LA NAISSANCE DE TAKASAGO

Du soleil levant au couchant, l’itinéraire du fondateur est évoqué par les pagodes de Kyoto et les champs de Grasse, mêlant des motifs de styles japonais et provençal autour d’une rose de mai. Comme ce voyage s’est déroulé en 1911, le style de ce deuxième furoshiki s’inspire du modernisme des kimonos Meisen et de l’Art nouveau européen.

FUROSHIKI 3 : TAKASAGO 2020

Célébration de la nature urbaine, cette œuvre représente le muguet et le cyclamen en hommage à deux nouvelles molécules captives de Takasago, issues de la nature grâce à la chimie verte : le Biomuguet ™ et le Biocyclamol ™. Ces fleurs s’accompagnent des symboles japonais traditionnels de la prospérité : de jeunes feuilles de bambous, des fleurs de prunier et un pin. Le style graphique et pop de ce troisième furoshiki évoque la vision d’une compagnie tournée vers l’avenir. Laure Bénard, une artiste entre Occident et Orient Après avoir étudié la broderie à Paris, Laura Bénard a étudié l’art de la teinture de kimonos à Kyoto sous la direction d’un maître d’art, pratiquant les techniques traditionnelles de la peinture sur textile en collaboration avec les ateliers de kimono Okayama Kougei et Koshou Senkoujo. Toutes ses œuvres sur textile ou sur cuir sont créées dans son atelier dans le sud de la France en conjuguant techniques anciennes et contemporaines avec une démarche éco-responsable.

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