Après un premier partenariat en 2025, l’horloger reconduit son rôle d’« horloger des créateurs de jeux vidéo » pour Modern Warfare 4, attendu le 23 octobre.
Une deuxième mission
Hamilton fait son retour dans l’univers de Call of Duty avec une nouvelle collaboration inspirée de Modern Warfare 4, dont la sortie est annoncée pour le 23 octobre. Après un premier partenariat noué en 2025, la maison poursuit son rôle assumé d’« horloger des créateurs de jeux vidéo », un positionnement qui fait écho à son histoire dans le cinéma : les montres Hamilton sont apparues dans plus de cinq cents films et productions télévisées, contribuant selon la maison à donner vie à des personnages et à des récits.
Ce doublement de registre — cinéma d’un côté, jeu vidéo de l’autre — permet à Hamilton de revendiquer une cohérence de fond : la marque ne collabore pas au hasard des opportunités commerciales, mais construit depuis longtemps une identité de montre de personnage, présente dans la fiction autant que dans son propre catalogue.
Une pièce écrite pour un personnage
La collaboration prend la forme d’une édition spéciale de la Khaki Field Mechanical, portée par le capitaine Price dans le jeu. Le boîtier de 38 mm en PVD noir sablé s’inspire de l’esthétique des équipements tactiques contemporains ; le cadran, à la texture granuleuse et robuste, reprend la typographie emblématique du « 4 » du jeu et se distingue par des touches de couleur faisant référence à son univers visuel.
Au dos, une gravure représente l’onde sonore caractéristique de Modern Warfare, référence à l’indicatif radio du capitaine Price : « Ici Bravo 6, silence radio. » La montre est montée sur un bracelet en tissu vert kaki et affichée à 750 euros, un prix qui la maintient dans le registre accessible du catalogue Hamilton plutôt que dans celui d’une pièce de collection à tirage limité et prix élevé.
Un ancrage militaire réel
Cette création puise aussi son inspiration dans les montres General Service historiques fournies par Hamilton à l’armée britannique — un écho au passé militaire fictif du capitaine Price, qui donne à l’objet une double légitimité, l’une puisée dans le jeu, l’autre dans les archives réelles de la maison. Fiabilité, caractère et fonctionnalité deviennent ainsi, selon Hamilton, les fils conducteurs d’une pièce pensée pour accompagner l’action plutôt qu’un simple produit dérivé décoratif.
Une formule qui devient récurrente
À 750 euros, cette montre reste construite sur un modèle de catalogue existant, la Khaki Field Mechanical, distingué par des éléments cosmétiques — finition de boîtier, impression du cadran, bracelet, gravure au dos — plutôt que par un nouveau mouvement ou une complication inédite. C’est une différence importante avec la pièce unique que la même maison horlogère pourrait réserver à une vente caritative ou à un client collectionneur : ici, l’objectif est clairement le volume et l’accessibilité, pas la rareté.
Que cette collaboration entame son deuxième chapitre annuel dit quelque chose sur la stratégie de la maison : le jeu vidéo devient un canal de collaboration à fréquence élevée et à friction réduite, complémentaire de ses partenariats cinéma plus rares et plus coûteux à monter. Reste à savoir si cette régularité annuelle, un an après le premier partenariat, transformera la « collaboration » en simple gamme récurrente associée à chaque nouvel opus de la franchise.
Le jeu vidéo comme nouveau terrain de marque
Les collaborations entre horlogers et licences de divertissement se sont multipliées ces dernières années, mais rares sont les maisons à revendiquer un ancrage aussi ancien dans le cinéma pour justifier une extension vers le jeu vidéo. Cette continuité narrative, du grand écran à l’écran de jeu, permet à Hamilton de présenter chaque nouvelle collaboration comme la suite logique d’une histoire de marque plutôt que comme une opération marketing isolée, une nuance qui compte pour une maison horlogère soucieuse de préserver sa crédibilité patrimoniale.
Le succès commercial de la première collaboration en 2025, dont le communiqué ne donne toutefois aucun chiffre précis, semble avoir suffi à justifier cette reconduction pour Modern Warfare 4 — signe que le public visé par ces éditions spéciales existe bel et bien, même si son ampleur reste, ici encore, non documentée.
















