Bien avant de découvrir les œuvres de Vania Plémiannikov, une photo avait attirée mon regard, celle en noir et blanc d’un ponton menant vers l’horizon. Il y avait tant de plénitude et de promesses dans cette photo que je décidais d’assister au vernissage de l’exposition du photographe à la Galerie Philippe Sinceux. Et je n’ai pas été déçue tant cette sélection d’une vingtaine de photos, d’une qualité exceptionnelle, porte en elle l’idée du « voyage ».
Paysages de dunes, vues de bords de mer, de palmiers, les tirages en noir et blanc de ces photos argentiques, tirées de séries différentes, ne parlaient que d’une seule voix : la rencontre avec des paysages urbains avec un sens du détail hors du commun, renforcés par des contrastes maîtrisés.


L’humain est presque exclu de ces images, mis à part dans une seule photo prise lors du Carnaval de la Nouvelle-Orléans. Mais elle me fait le même effet, mon esprit vagabondait jusqu’à atteindre ces rues remplies de personnages qu’on ne peut rencontrer que là-bas. Bizarrement, ce tirage était pour moi le plus personnel, le plus chargé émotionnellement car probablement le plus proche du photographe.


Jusqu’au 5 juin,
Galerie Philippe Senceux 22 rue de Lille, 75007 Paris. Tél : 01 42 96 47 88. Du lundi au samedi de 11 heures à 19 heures.
Marie-Odile Radom
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