La Melone revient des archives de Bvlgari et sera disponible à partir d’octobre 2026. Le changement annoncé tient à la matière : une version en aluminium doré.
Sur les visuels de la Maison, la Melone se tient debout, ovale haute et entièrement cannelée, comme un fruit posé sur une table. Imaginée dans les années 1970, cette minaudière emprunte son nom et sa forme au melon, que la Maison Bvlgari rattache à l’abondance et à la prospérité. La Maison revendique plus qu’une réédition. Elle parle d’un objet qui brouille les frontières entre sac, bijou et pièce de collection.
Les faits de cette version sont peu nombreux et précis. Le corps est en aluminium doré plissé, selon les termes de la Maison. Le fermoir est un cabochon incrusté de nacre blanche, posé sur la cannelure. À l’ouverture, la minaudière se sépare en deux moitiés symétriques doublées de cuir nappa. Un pompon en soie, noir ou ivoire, pend à un cordon torsadé. Les deux sont interchangeables, et douze autres couleurs sont proposées sur commande.

Ce qui retient l’attention est le choix du métal. Une minaudière est un coffret rigide que l’on tient à la main, et sa valeur s’est longtemps jugée au poids et à la précision de sa fermeture. L’aluminium est un métal léger. Doré, il garde l’éclat de l’or sans en imposer la charge. La Maison dit ne pas s’être contentée de rééditer, et ce choix en est la traduction la plus visible. Que la cannelure tienne sa promesse en métal léger, que la dorure résiste aux frottements d’une soirée et que les deux coques se referment avec la netteté attendue d’un bijou, seule la pièce en main permettra d’en juger.
Le reste du dispositif va dans le même sens. Un pompon que l’on change, une teinte choisie à la commande : cela suppose un objet qui accompagne les tenues et les saisons. Ce n’est pas le régime de la pièce de coffre, que l’on regarde plus qu’on ne la porte.
La Melone de 2026 se jugera donc sur une question de fond. Que reste-t-il d’un objet de collection quand la rareté ne tient plus au métal ? Bvlgari y répond par la forme, la nacre, le doublage en nappa et la possibilité d’en changer. La réponse est cohérente, et il reste à vérifier qu’elle suffit.























