Gérald Genta Gentissima Oursin 41 : L’Odyssée Minérale, des abysses corses aux confins stellaires
C’est une histoire qui débute loin des ateliers aseptisés de Genève, sous le soleil brûlant de la Corse, à l’été 1994. Gérald Genta, le « Picasso des montres », y découvre un oursin échoué sur le sable. Fasciné par cette architecture naturelle, à la fois défensive et fragile, ronde et texturée, il en esquisse les lignes. Trente ans plus tard, la Maison qui porte son nom, désormais sous l’égide de La Fabrique du Temps Louis Vuitton, insuffle une nouvelle vigueur à cette icône avec la Gentissima Oursin 41. Plus qu’une simple variation de taille, c’est une métamorphose : l’objet organique se pare d’une armure céleste, intégrant des cadrans en météorite pour un dialogue inédit entre les profondeurs marines et le vide sidéral.
Une esthétique de la rupture
Si l’Oursin originale jouait sur la délicatesse, cette nouvelle itération de 41 mm affirme une présence résolument plus masculine et sculpturale. Le boîtier conserve sa convexité caractéristique, mais troque la préciosité classique pour un titane grade 5 microbillé, à la fois léger et robuste. Le contraste est saisissant : la matité industrielle du titane est rythmée par 234 perles en or blanc, vissées une à une à la main.
Ce n’est pas une montre qui se contente d’être vue ; elle demande à être touchée. Matthieu Hegi, directeur artistique de la Maison, définit cette création comme une « montre sport chic » , pensée pour le collectionneur urbain qui refuse de sacrifier l’audace à l’élégance. Le volume généreux du boîtier n’est pas une simple concession à la mode, mais un espace nécessaire pour laisser s’exprimer la matière première du cadran.
Fragments d’éternité au poignet
Le véritable tour de force de cette édition réside dans son visage. Pour la première fois, la collection Gentissima Oursin accueille des fragments cosmiques : de fines tranches de météorite, déclinées en vert ou en bleu.
Loin d’être un simple ornement, la météorite impose sa loi. Sa structure cristalline naturelle rend chaque cadran unique, capturant la lumière dans un jeu de reflets qui change selon l’angle de vue. Comme le souligne Matthieu Hegi, le choix de teintes foncées confère à la pièce un caractère intemporel, presque mystique. C’est ici que l’art horloger rejoint la poésie : porter une Oursin 41, c’est arborer un fragment d’étoile enchâssé dans une structure inspirée par la vie marine. Un saphir facetté, dissimulant subtilement la forme octogonale chère à la marque, vient protéger ce tableau minéral.
La mécanique de l’excellence
Sous cette carapace sophistiquée bat un cœur à la hauteur de la légende. La Maison reste fidèle à une horlogerie de haute précision en équipant ce modèle du calibre automatique Zenith Elite GG-005. Visible à travers le fond saphir, ce mouvement dévoile une masse oscillante en or jaune 18 carats redessinée pour l’occasion.
Avec une réserve de marche de 50 heures et une fréquence de 4 Hz , la Gentissima Oursin 41 ne se contente pas d’être un objet d’art ; elle est une compagne fiable, étanche jusqu’à 50 mètres et montée sur un bracelet en caoutchouc texturé. Cette pièce incarne le renouveau d’une marque qui, plus que jamais, ose fusionner l’instinct créatif et la maîtrise technique.














