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Quand la mode devient fonctionnelle

by pascal iakovou
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En termes de haute-couture et de prêt-à-porter, il est souvent impossible de s’imaginer porter des vêtements de grands créateurs tant ceux-ci sont sophistiqués voire déraisonnables. Souvenons-nous par exemple de l’effet Alexander McQueen qui s’amusait à torturer ses modèles dans des robes en fer, des bustiers en plexi et en LED, et des chaussures aux talons vertigineux. Bien que très remarquable et intelligente, cette mode du rocambolesque mais finalement importable n’est heureusement pas la seule à laquelle nous avons affaire sur les podiums. Parce que la mode est faite pour être portée tous les jours, certaines maisons ont orienté leurs collections vers leur fonctionnalité. Compte-rendu d’un mouvement :

Du workwear au prêt-à-porter…

Quoi de plus pratique qu’un vêtement de travail pensé pour le confort quotidien d’un corps de métier ? Les designers de cette saison automne-hiver 2015-2016 ont compris le filon, et beaucoup semblent retravailler des pièces de travail pour les adapter aux besoins d’aujourd’hui. L’on pense par exemple à la marque Kenzo qui revisite les combis d’ouvriers, retaille les chaussures de sécurité et ponctue sa collection de touches d’orange signalétique. L’on pense aussi à Umit Benan et son homme-pêcheur se parant de salopettes cirées et de parkas imperméables. On retrouve aussi la parka chez les ouvriers des docks de Dries Van Noten aux côtés d’autres cabans et gilets de sécurités aux bandes phosphorescentes. Et nous le présentions il a quelques temps, la marque Vuarnet a présenté dernièrement sa paire de lunettes d’alpiniste sobrement appelée « Glacier ».

… pour affronter son environnement avec goût

Signant le retour vers une praticité notoire du vêtement, certaines grandes enseignes de mode d’aujourd’hui réinterprètent coupes et matières pensées pour l’environnement pour lesquels ils sont destinés. La marque Hunter fut par exemple créer en 1856 dans le but de produire des bottes et autres vêtements en caoutchouc pour protéger les ouvriers de l’époque, puis les soldats de la Première Guerre Mondiale. Aujourd’hui, la marque détourne sa matière phare dans des collections aux allures de scoutisme (voir la vidéo ci-dessus) : coupe-vent, imper, chaussures de marche, bottes de pluie, etc. le vêtement de tous les jours permet de braver les intempéries automnales avec classe. SirDjos, de son côté, remet au goût du jour le vêtement de pluie avec sa marque Coeff 105 pour s’adapter à une clientèle bretonne exigeante. Et la tendance se retrouve par conséquent dans les rayons des enseignes tout-public comme Mona et ses vestes chaudes, hydrofuges et stylée, ou encore Carhartt et ses pièces militaires traditionnelles. Alors, signe d’un ras-le-bol d’une mode trop quintessenciée, ou simple retour à une authenticité vestimentaire, la tendance semble séduire tout le monde pour finalement s’imposer dans nos garde-robes.

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