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Qui sera la New Face de la Saison ? Les élus Elite.

image1 A chaque Fashion Week le renouveau est promis et attendu. Il ne touche pas seulement les créateurs, les coiffures , où les coloris de rouge à lèvres : les mannequins sont également touchés par le violent tourbillon des tendances.

Un mannequin est à la fois un caméléon, capable de s’adapter à toutes les campagnes publicitaires, et une « gueule » particulière, un visage qui se détache de la masse. Paradoxale. Certains sont devenus de véritables légendes . Dans les années 1990, Christy Thurlinghton , Cindy Crawford, Naomie Campbell , Linda Evangelista ou encore Claudia Schiffer changent les règles: elles s’approprient le pouvoir. D’ailleurs on ne parle plus de mannequins mais de « top ».  Loin d’être passive, elles imposent leurs conditions, choisissent leurs collaborations et profitent de leur statut pour étendre leur palette, souvent au cinéma ( certains essais valent mieux d’être oubliés…). Leurs noms deviennent de véritables marques. Eprise d’un nouveau pouvoir, la déclaration  D’Eva Evangelista  « Je ne me lève pas le matin pour moins de 10 000 $ par jour… » est d’ailleurs devenue culte et donne l’esprit de l’époque. 

Cela apportent une nouvel imaginaire autour du métier de mannequin, qui fait alors de plus en plus rêver. Conscientes de ce nouveau terrain, des agences, comme Elite, commencent à organiser des concours pour repérer les  » New Face ».  Fondée en 1972 à Paris, l’agence détient aujourd’hui le plus grand réseaux d’agences au monde ( 30 agences réparties sur 5 continents). Dans les années 90, John Casablancas directeur de l’agence, invente le terme  » Supermodel » et représente les plus grandes, se hissant au premier rang .

Depuis les règles et les canons ont changé. Déjà au milieu des années 90, l’apparition de Kate Moss et de la tendance « ‘Heroïne Chic » vient remettre en jeu les canons de beauté. De nouveaux mannequins, moins connus, moins indélébiles, émergent. Plus minces, plus frêles, aux figures d’enfants des rues, elles sont loin des lionnes qui les ont précédées.

La beauté n’est pas quelque chose de fixe. Mathématiciens, scientifiques ne cessent de calculer les proportions idéales, d’étudier la symétrie des visages, mesurer la distance entre les pommettes, l’arrête du nez et la multiplier par la circonférence des yeux …La beauté n’est en rien fixe. Aussi subjectif que changeant, on peut établir des idéaux par époques, qui font rire les générations suivantes.

De quelle beauté masculine parle-t-on en 2015?  Après le hyspter, et la tendance des mannequins tatoués transportant un air de rébellion aux costumes trois-pièces,  Elite nous guide et nous présente 5 mannequins clés. 5 mannequins qui représentent la nouvelle figure de l’homme …Qui est cet homme ?

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Serge Rigvava, jeune autrichien repéré en 2014, a défilé pour Dior, Y-3, Louis Vuitton, Raf Simons ou encore Valentino dont il a effectué la dernière campagne.

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Hugo Villanova, vient tout juste d’être repérés, mais ses tâches de rousseur ont été vues chez les plus grands: Valentino ou Dior. Attention , une beauté made in France.

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Finnlay Davis, considéré comme « l’étoile montante » à surveiller,  a cumulé une vingtaine de shows et a été choisi pour la prochaine campagne Prada.

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Joseph Utekal,  a été repéré lors de sa participation au concours Elite Models 2014 de son pays : la République Tchèque. C’est en gagnant le concours Elite organisé au Nigéria que Victor Ndigwe a pu débuter sa carrière. Tous deux ont arpenté des défilés de prestige, comme Balmain, Valentino ou Kenzo.

Qu’il y at–il de commun à ces visages, ces silhouettes ? Sans doute une certaine masculinité enfantine…Des beautés angéliques, des sortes de « Petit Princes ». Loin des bobybuilés, des visages sévères des « bad boys », des californiens bronzés, des bruns mystérieux : c’est une beauté enfantine, douce à laquelle tend la saison. Jeune, très jeune, trop jeune ?

Ils évoquent les dessins de Cocteau ou encore les illustrations faite par Jean Charles de Catelbajac pour APC. Ils font fantasmer aussi bien les femmes que les hommes, et reveillent des tabous…Jalousés: poètes, rêveurs qui refusent de marquer leurs visages des acoups de la vie, et préfèrent rester dans les sphères oniriques pour déjouer le quotidien. Une tendance à une rêverie d’enfant ?

Une tendance à l’ignorance,  » faire comme si » on pouvait oublier le travail, le métro, et les salades dans les cartons, comme si on pouvait encore faire semblant de ne pas savoir ce que l’on veut, et se perdre dans l’insouciance de l’enfance.