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Cher Dior, de Victoire de Castellane

by pascal iakovou
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Pendant la Fashion Week Couture, nous avons eu l’immense plaisir de découvrir la collection Haute Joaillerie et Haute Horlogerie de DIOR. Cette déclaration d’amour de Victoire de Castellane à Christian Dior en est à sa deuxième saison et c’est un vrai bonheur de continuer à découvrir cette échange imaginaire.

Son dialogue avec Christian Dior ? Elle l’a installé dès son arrivée à la tête de la direction artistique de Dior Joaillerie : Victoire de Castellane connaît son Christian sur le bout des doigts et n’a de cesse de faire revivre, à travers ses propres créations, toute l’esthétique du maître. Depuis l’année dernière, leur dialogue est devenu écrit, dans la plus pure tradition des romans épistolaires du XVIIIe siècle, ce siècle chéri par le couturier. Ce fut d’abord un premier courrier : Dear Dior. Cette année, Victoire de Castellane écrit une deuxième lettre à Christian Dior, second volet de la collection, et c’est Cher Dior. La missive est cette fois plus intime, à l’image de ces vingt-et-une pièces, plus discrètes que la collection Dear Dior, véritable concentré de précieux d’une très grande finesse.
« Très cher Christian », ainsi pourrait commencer la lettre de Victoire, tant sa collection Cher Dior lui rend hommage. Et de lui parler ensuite de leur passion commune : la couleur. « Les rouges vifs – l’écarlate, le rouge anglais, cramoisi ou cerise – sont pleins de jeunesse et de gaieté, écrivait Christian Dior dans son Little dictionary of fashion. Il en existe un pour chaque femme. » Ou, un peu plus haut : « Lorsque vous choisissez un bleu, faites attention à le regarder aussi bien à la lumière du jour qu’à la lumière électrique, car il peut paraître différent. » Choisir les nuances, harmoniser les teintes, les assortir ou au contraire les entrechoquer, ce talent du couturier, Victoire de Castellane aussi le maîtrise. Et les couleurs se répondent : rouges et bleues, les soieries et les étoffes d’alors deviennent rubis et saphirs. Comme pour toutes les collections, mais encore plus particulièrement pour celle-ci, c’est tout un travail sur la couleur que la subtilité des pierres met en avant. Diamants, grenats spessartites, grenats démantoïdes, tourmalines Paraïba, rubis, émeraudes, et tout un dégradé de saphirs, du jaune clair au jaune intense, du bleu pâle au violet profond, en passant par toutes les nuances de rose.
Créatifs et minutieux, les sertis permettent alors d’exprimer toute la richesse de la palette de couleurs de Victoire de Castellane : en dégradés, en camaïeux, contrastées, voire éruptives, tel un feu d’artifice.
« C’est par la couleur que valent les bijoux. Ils donnent de l’éclat au visage », assurait déjà Christian Dior en 1956. Et d’ajouter : « Rien n’est plus élégant qu’un pull et une jupe noire portés avec un collier aux multiples pierres scintillantes. »
Puis Victoire de Castellane continue sa lettre à Christian Dior. Cette fois, elle est dans les ateliers de haute couture du 30, avenue Montaigne. Les petites mains s’affairent sur une voilette. À partir de cette image, Victoire de Castellane a imaginé la structure intérieure de sa collection : le dos de chaque pièce reprenant le dessin d’un plumetis. L’or de la monture est finement travaillé afin d’en reproduire le motif. Car dans les ateliers de haute joaillerie aussi les savoir-faire sont exceptionnels. Et, telle une doublure de robe de bal, la face cachée d’une monture aussi se doit de réserver toutes les surprises de l’art et du plus grand artisanat.

Dior c’est aussi de la Haute Horlogerie dont voici quelques modèles.



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