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CLOVIS CORNILLAC

by pascal iakovou
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Comment est née votre passion pour le cinéma ? Plus jeune vous ne vouliez pas devenir boxeur ?
Plus un fantasme qu’une véritable volonté… comme des filles pour la danse ou des garçons pour le football… moi c’était la boxe et je comptais devenir champion du monde. J’ai débuté très jeune, ma vraie envie a toujours été de jouer mais je ne me l’avouais pas totalement. Et j’ai eu de la chance depuis 23 ans d’avoir du travail tout le temps. Vivre de sa passion, c’est juste génial !

Vous êtes considéré comme la nouvelle coqueluche du cinéma français, comment prenez-vous cela ?
Je suis ravi car pour moi ça veut dire encore plus de travail, encore plus de choix, cependant c’est dangereux. Nous vivons dans une société de consommation, or je ne veux pas être considéré comme un produit jetable. Je ne me sens pas à la mode, je préfère pouvoir vieillir avec le public.

Lorsque vous avez débuté, vous imaginiez être en haut de l’affiche ?
Je suis né dans ce métier, je n’avais donc pas la naïveté du débutant. J’ai découvert l’injustice de ce milieu. Je ne pensais pas devenir une vedette. Ceci dit, j’étais assez « petit con » quand même… pour être très honnête, au début si… lors du casting d’Hors-la-loi… mais cela n’a pas duré longtemps. Ce n’est pas un métier vedette, c’est un statut, un peu comme intermittent…

C’est ainsi que vous choisissez vos personnages ? Vous passez de l’un à l’autre avec une facilité déconcertante.
J’adore interpréter des personnages différents. Je suis flatté qu’on puisse être impressionné par mon travail. Comme c’est ma passion, c’est naturel. C’est comme demander à un enfant chinois comment il fait pour parler cette langue complexe. J’ai envie d’aller partout. Je préfère éviter de me cantonner à un seul genre. Mais encore une fois, je n’ai pas les clés en main. C’est pourquoi j’essaie de varier les plaisirs et je prends mes décisions en fonction des rôles qu’on me propose.

Pensez-vous que le cinéma indépendant est en danger en France ?
Il l’a toujours été. Le cinéma est une microsociété qui n’est que le reflet de notre société. Depuis le début, il a permis à certains de faire de l’art, de réfléchir sur le monde mais cela reste une industrie tenue par des industriels. Ceci dit, le cinéma populaire apporte aussi une réflexion, La Grande vadrouille en est l’exemple probant.

Propos receulllis par Florine Lhuillier

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