L’été 2026 chez Franck Sorbier ne se contente pas de convoquer l’esthétique florale ; il en dissèque la structure à travers le prisme de la mémoire cinématographique et scénique. Inspirée par les apparitions de Marlène Dietrich et de Barbara, cette collection place la fleur non comme un ornement, mais comme une métaphore de la vérité à fleur de peau et du triomphe.
La prééminence de la soie et du drapé
Au sein de l’Atelier, la soie règne sans partage, déclinée en twill, crêpe satin, raso shantung, saglione, organza et mousseline. L’objet central de cette saison est le bustier, omniprésent, qu’il soit intégré aux robes ou associé à des jupes. Le geste de la main se manifeste dans les drapés complexes destinés à accentuer le port de tête et la ligne des épaules, tandis que le noir et le blanc s’expriment à travers des motifs imprimés, brodés ou tissés.
La technique se fait radicale avec la robe « zéro chute » du Bal Blanc, une superposition de plaques-pétales en twill, satin, mikado, organza et radzmir, illustrant une recherche de volume sans perte de matière. Chaque pièce répond à une nomenclature historique ou imaginaire, du Bal du Siècle de Charles de Beistegui au populaire Bal des Pompiers.
L’identité olfactive : Chapitre II
Le prolongement de ce récit textile se trouve dans la collaboration avec le Groupe Robertet. Franck Sorbier et le parfumeur Olivier Perault ont élaboré Chapitre II, une fragrance appartenant à la famille des orientaux-boisés. Cette création s’appuie sur le savoir-faire de Robertet, unique entité intégrée de la source au flacon, disposant d’un catalogue de plus de seize cents matières naturelles.
Détail technique : Le Bal des Pompiers Robe bandeau drapée en charmeuse de soie chaudron, impression façon fusant. La pièce se distingue par une taille suspendue et un bas de robe portefeuille agrémenté de plis « sari ».
Un engagement pour le patrimoine vivant
Au-delà de la couture, la Maison affirme son rôle sociologique en rendant hommage aux soldats du feu. Cette démarche se concrétise par un soutien à l’Œuvre des Pupilles, association reconnue d’utilité publique depuis 1928, qui assure l’accompagnement des orphelins de sapeurs-pompiers. En intégrant cette dimension humanitaire, Sorbier transforme le défilé en un vecteur de valeurs communautaires et de transmission.
Le futur de la Maison semble se dessiner dans cette alliance entre la rigueur de la coupe et une sensibilité olfactive accrue, où chaque vêtement devient le réceptacle d’une mémoire collective.

























