On entre au Centre Pompidou comme on entrerait dans un espace de décompression. Le rythme de la Fashion Week reste dehors. À l’intérieur, un bar en métal brossé, posé au milieu de drapés de satin blanc, impose un autre tempo. Pas de champagne. Un shake rose, dense, presque silencieux. La première image du défilé Printemps-Été 2026 de Coperni n’est pas un vêtement. C’est un geste.
Ce choix n’a rien d’anecdotique. Il est le fruit d’un dialogue engagé depuis plusieurs saisons entre Coperni et SIRO Hotels, jeune acteur de l’hôtellerie de performance, né d’une obsession contemporaine : comment continuer à avancer sans s’épuiser. Pendant toute la semaine parisienne, SIRO a disséminé ses « Refuel Stations » dans la ville, transformant la nutrition fonctionnelle en rituel urbain. Mais c’est sur le podium que l’idée trouve sa forme la plus aboutie.
Le shake servi — baptisé Pink Glow — a été formulé spécialement pour le défilé par les nutritionnistes internes de SIRO. Betterave, baies riches en polyphénols, collagène, vitamine C, kéfir probiotique, fibres végétales. Rien de décoratif. Tout est pensé pour soutenir, réparer, relancer. Le corps du spectateur devient partie prenante de l’expérience, au même titre que le regard. Le défilé ne cherche plus seulement à montrer, mais à agir.
Ce glissement fait écho à la collection elle-même. Avec C+, Coperni propose une ligne de « carewear » conçue comme une seconde peau. Les pièces épousent le corps sans le contraindre, jouent sur l’élasticité dans quatre directions, intègrent des innovations textiles pensées pour accompagner le mouvement et respecter l’équilibre cutané. Le minimalisme de la maison reste intact, mais il se charge d’une dimension presque thérapeutique. Le vêtement ne corrige pas le corps. Il le soutient.
Cette sensibilité n’est pas née à Paris. Après leur défilé automne-hiver 2025, Sébastien Meyer et Arnaud Vaillant ont séjourné au SIRO One Za’abeel, à Dubaï. De cette parenthèse est née une conversation sur la fatigue des rythmes créatifs, sur la nécessité de penser autrement la performance. Le défilé SS26 apparaît comme la traduction concrète de cette réflexion.
« Nous voulions créer un moment de pause », expliquent-ils. Pas un slogan. Une méthode. Le défilé devient un espace de récupération collective, une expérience partagée où le soin — de soi, du corps, de l’attention — précède l’image.
À travers cette collaboration, SIRO affirme aussi sa place naturelle dans l’écosystème créatif. Ses hôtels, conçus autour du sommeil, de la nutrition, de la récupération, du fitness et de la pleine conscience, prolongent cette promesse bien au-delà du podium. Le luxe n’est plus seulement affaire de rareté ou de spectacle. Il se niche dans la capacité à durer.



















