Home Horlogerie et JoaillerieSeiko Rotocall 1982 réinventée : trois nouvelles digitales au charme octogonal

Seiko Rotocall 1982 réinventée : trois nouvelles digitales au charme octogonal

by pascal iakovou
0 comments

Le coup d’œil suffit : cette lunette octogonale, aux inserts colorés façon cartouches d’aluminium bleu, rouge ou jaune, convoque la décennie qui a fait du digital un terrain de jeu chic. Seiko exhume avec panache une icône de 1982 — affectueusement surnommée « Rotocall » — et la remet au goût du jour sans trahir l’esprit d’origine. À l’époque déjà, l’objet fascinait autant les amateurs de design que certains milieux astronautiques, séduit par une interface intuitive et un sens de l’innovation très nippon. Aujourd’hui, la maison orchestre un retour calibré en trois références — SMGG17, SMGG19 et SMGG21 — qui reprennent la silhouette, le langage formel et le fameux commutateur rotatif, véritable signature ergonomique.

Le boîtier acier de 37 mm, compact et parfaitement urbain, gagne un insert d’aluminium coloré sur la lunette. Ce détail, plus qu’un clin d’œil aux eighties, donne à chaque version une personnalité propre : vif, optimiste, ludique. L’ensemble respire la rigueur industrielle japonaise, tempérée par une note de pop culture. Le verre Hardlex, le fond vissé et l’étanchéité 10 bar confèrent une vraie crédibilité « lifestyle » : on la porte partout, sans précaution excessive, du bureau au week-end.

Mais c’est au poignet que la Rotocall retrouve tout son sens. Le commutateur rotatif simplifie la navigation entre les fonctions clés — chronographe, alarmes (dont quotidienne), double fuseau horaire (GMT), compte à rebours et compteur d’événements — à la manière d’un tableau de bord miniaturisé. On pense à ces objets qui rendent la technologie aimable : un geste précis, un retour visuel net, zéro friction. Le calibre quartz A824 promet environ trois ans d’autonomie, avec indicateur de fin de vie de pile pour éviter les mauvaises surprises. À 570 €, la proposition frôle l’instant classic : un prix accessible pour une signature esthétiquement forte et historiquement située.

L’attrait tient aussi à l’exacte fidélité au dessin initial. Seiko ne tombe pas dans la caricature rétro : pas de surcharge, pas de pastiche. On retrouve l’avant-gardisme d’hier transposé dans une montre d’aujourd’hui — pratique, robuste, identitaire. Pour un public qui alterne montre mécanique en semaine et digitale pointue le week-end, la Rotocall joue ce rôle de pièce « conversationnelle » qui raconte quelque chose de l’époque et de soi. On y lit l’ADN de la marque : un goût des solutions simples, ingénieuses, presque pédagogiques — et ce plaisir de la fonctionnalité rendue belle.

Côté distribution, la maison annonce une disponibilité dès novembre en boutiques Seiko et sur la e-boutique officielle européenne. Le message est clair : pas une capsule confidentielle réservée aux insiders, mais un retour pensé pour circuler, se voir, s’offrir. La Rotocall s’adresse autant aux collectionneurs de digital vintage qu’aux esthètes de l’objet bien dessiné, capables de repérer dans son octogone une élégance discrète, presque architecturale. On parie volontiers qu’elle deviendra l’une de ces montres « signature » qu’on reconnaît de loin, et que l’on attrape machinalement le matin pour sa promesse d’efficacité joyeuse.

Related Articles