L’alliance de l’or blanc et de l’or jaune dans la nouvelle Polo 79 bicolore ne relève pas de la simple décoration. Elle souligne une structure technique où le métal précieux devient le support d’une innovation extra-plate historique.
Lancée initialement en 1979 dans un contexte de montée en puissance des montres de sport élégantes, la Polo s’est immédiatement distinguée par son refus de l’acier. Pour son 150e anniversaire, la Maison a entrepris de faire renaître cette icône, d’abord en or jaune intégral en 2024, puis en or blanc, pour aboutir aujourd’hui à cette version bicolore. Cette configuration, bien que présente dès l’origine de la collection, demeure une rareté absolue sur le marché du patrimoine.
L’objet se définit par une intégration totale : le boîtier de 38 mm et le bracelet ne forment qu’une seule unité visuelle et tactile. L’alternance entre l’or blanc satiné et les godrons en or jaune poli crée un relief texturé qui s’étire sans interruption jusqu’au cadran en or massif. Pour l’observateur profane, l’éclat de l’or blanc pourrait évoquer l’acier inoxydable ; pour l’esthète, il s’agit d’une affirmation de la « Maison de l’Or », où chaque gramme de métal est fondu dans la propre fonderie de la manufacture à Genève.
La Rigueur du Geste : 2,35 mm d’ingénierie
La finesse de la pièce repose sur une prouesse mécanique interne. La Polo 79 Bicolore abrite le calibre 1200P1, un mouvement automatique à micro-rotor.
- Épaisseur : Le mouvement ne mesure que 2,35 mm, ce qui permet de conserver un profil fluide au poignet.
- Matériau : Le cadran est conçu en or massif, une base noble pour les aiguilles en or jaune satiné.
- Héritage : Ce calibre s’inscrit dans la lignée des mouvements extra-plats qui font la renommée de la manufacture de La Côte-aux-Fées depuis la fin des années 1950.
Détail technique : Le contraste des finitions L’effet texturé spectaculaire de la pièce provient d’un travail d’orfèvrerie précis : le satinage de l’or blanc offre une matité qui exalte la brillance polie des godrons en or jaune.
Cette pièce incarne ce que Piaget nomme l’Extraleganza : un équilibre entre l’esprit sportif des clubs de polo de Palm Beach et le raffinement d’une montre de soirée. En réintroduisant la bicolore, la Maison répond aux collectionneurs contemporains qui cherchent dans l’objet une distinction qui ne cède rien à la rigueur technique.
Le temps Piaget continue ainsi de se mesurer en or, confirmant que la véritable innovation ne réside pas dans le changement de matière, mais dans la perfection du geste qui la façonne.




















