À l’occasion de la collection Été 2026, la Maison Vilebrequin poursuit son exploration des passerelles entre l’art contemporain et le vestiaire balnéaire. En invitant Fabrice Hyber à investir ses toiles, la griffe tropézienne délaisse l’ornement pur pour une immersion dans l’univers du « POF » (Prototype d’Objet en Fonctionnement) et de la croissance organique.
La grammaire du vivant
Le travail de Fabrice Hyber sur le costume de bain n’est pas une simple application de motifs. Il s’agit d’une transposition de son système de pensée : le rhizome. Sur les pièces de cette première édition, on retrouve les tracés caractéristiques de l’artiste : des formes cellulaires, des flèches suggérant un cycle de recyclage infini et des êtres hybrides. Le vert, couleur de prédilection de l’artiste qui a semé des centaines de milliers d’arbres dans sa vallée vendéenne depuis 1995, devient ici le liant chromatique d’une collection qui interroge notre rapport à l’environnement.
Le détail technique : La reproduction du tracé
- Impression : Technique de haute précision permettant de conserver la vibration des couleurs et la finesse du trait de dessin original de Hyber.
- Supports : Application sur les coupes classiques de la Maison, utilisant des tissus techniques résistants au sel et au chlore, supports de la diffusion de l’œuvre hors des institutions muséales.
- Évolutivité : Une collaboration pensée sur le temps long, avec une seconde série d’imprimés déjà prévue pour l’année 2027.
De la toile au nylon
« Peu importe la matérialité de l’œuvre, seule compte sa capacité à déclencher des comportements », affirme Fabrice Hyber. En migrant de la toile de lin au nylon de bain, le travail de l’artiste quitte la contemplation silencieuse pour l’usage actif. Cette démarche s’inscrit dans l’héritage de la Maison qui, depuis ses collaborations avec Virgil Abloh ou Alex Israel, utilise le vêtement comme un vecteur de culture nomade. Le costume de bain devient alors une interface, un point d’interaction entre le corps et un écosystème de signes issus des neurosciences et de l’astronomie.
Cette rencontre entre Vilebrequin et Hyber souligne une volonté de pérennité : celle d’une pièce que l’on conserve non pour sa tendance, mais pour la densité du récit qu’elle transporte.

























