a ville n’est jamais un décor neutre. Elle impose ses flux, ses changements brutaux de climat, ses frottements permanents. Depuis plus de vingt-cinq ans, C.P. Company observe cet environnement comme un laboratoire grandeur nature. La Metropolis Series Automne/Hiver 025 s’inscrit dans cette continuité sans nostalgie, fidèle à une idée fondatrice : le vêtement urbain n’est pas un style, mais un système.
Tout commence en 1999, avec la Metropolis Jacket issue du projet Urban Protection. À l’époque déjà, la pièce ne cherchait pas à séduire mais à répondre. Protection, modularité, adaptation. Vingt-cinq ans plus tard, la collection FW025 ne modernise pas cette idée : elle l’affine. Le concept d’« Urban Agility » devient ici un principe de construction plutôt qu’un slogan.
Les silhouettes sont sobres, presque retenues. Le branding se fait discret, ton sur ton, comme pour ne pas interrompre la lecture fonctionnelle du vêtement. Ce qui compte se situe ailleurs : dans l’architecture interne. Poches pensées comme des outils, doublures amovibles, poignets réglables, zips à double curseur protégés. Chaque détail répond à un usage réel, non à une posture esthétique .
Trois matériaux structurent la saison. D’abord le WINDSTOPPER® by GORE-TEX LABS, décliné sur deux manteaux à capuche — l’un court, l’autre long — tous deux associés à une veste intérieure amovible en duvet D.D. Shell. Le vêtement devient modulable, pensé pour l’hiver comme une succession de configurations possibles. Ensuite, le Pertex®, ripstop ultraléger à 2,5 couches, dont l’envers micro-embossé assure respirabilité et légèreté. Il traverse la collection, des gilets aux parkas, jusqu’au bob, avec une mention particulière pour le modèle Bloom et ses zips latéraux extensibles, qui modifient la silhouette sans la contraindre. Enfin, l’A.A.C. — Advanced Adhesive Construction — introduit une microfibre polyester-nylon thermocollée et découpée au laser, réduisant de moitié le nombre de coutures. Le gain est autant visuel que structurel : un vêtement plus compact, plus résistant, plus lisible.
Autour de cet outerwear très construit, le vestiaire quotidien s’organise avec la même rigueur. La laine mérinos extrafine, les jerseys mercerisés, les cotons techniques Panama ne cherchent pas l’effet. Ils prolongent une idée de continuité : celle d’une garde-robe urbaine cohérente, où chaque pièce peut dialoguer avec l’autre sans rupture.
Derrière cette précision, l’ombre tutélaire de Massimo Osti demeure palpable. Non comme une référence figée, mais comme une méthode. Observer. Tester. Adapter. La Metropolis Series FW025 ne prétend pas redéfinir le vêtement urbain. Elle rappelle simplement qu’il n’a jamais cessé d’être un champ d’expérimentation.







