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Schiaparelli Haute Couture 2026 : La lumière pour seule structure

by pascal iakovou
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Pat McGrath délaisse le spectacle pour l’émotion. Pour la saison Printemps-Été 2026 de Schiaparelli, la « Mère » du maquillage contemporain définit une esthétique de la transparence, où la structure du visage est sculptée par l’hydratation et l’ombre portée, plutôt que par le trait.

L’intention créative annoncée est claire : « l’art cède la place au ressenti ». Dans un univers Haute Couture souvent dominé par la théâtralité, ce parti pris de la retenue technique est une affirmation de puissance. Le visage n’est pas effacé, il est révélé dans une dimension « presque surnaturelle ».

La Rigueur du Geste : La saturation comme fondation

Le teint, pilier central de ce look, ne repose pas sur une couvrance classique, mais sur une préparation hygroscopique extrême. Pat McGrath utilise un protocole en deux temps : d’abord l’application de l’essence Divine Skin: Rose 001, suivie de la Hydrating Glow Cream. Ce n’est qu’une fois l’épiderme saturé que le travail de lumière commence.

L’effet « irisé multidimensionnel » est obtenu par la superposition de baumes et de validateurs de lumière (Skin Fetish: Highlighter + Balm Duo ), créant une texture vivante qui bouge avec le visage. On ne cherche pas la matité poudrée, mais une brillance contrôlée, placée avec précision pour imiter une peau saine, « délicate mais vibrante ».

L’Architecture du Regard : Le « taupe » structurel

Pour les yeux, le geste se fait architecte. Pas de liner graphique ni de couleurs saturées qui viendraient distraire de la coupe du vêtement. McGrath utilise la palette Mothership I: Subliminal pour travailler des tons taupe et des ombres profondes.

La technique est celle de l’estompe « volontairement dessinée ». L’ombre ne fume pas de manière aléatoire ; elle creuse l’orbite, structure la paupière et intensifie le regard sans l’alourdir. C’est un maquillage qui se devine plus qu’il ne se voit, conçu pour traduire une expressivité immédiate.

Détail technique : Le sur-mesure chromatique Fidèle à l’esprit de la Haute Couture, le travail des lèvres refuse la standardisation. Il n’y a pas de « couleur de la saison ». Les lèvres sont définies et glacées dans un nude naturel, adapté individuellement à la carnation de chaque mannequin. Ce « glacis » permet de célébrer l’unicité plutôt que d’imposer une uniformité.

Cette mise en beauté s’inscrit dans une vision où la « structure trouve sa liberté ». En nettoyant le visage de tout artifice visible pour ne garder que la lumière et l’ombre, Pat McGrath offre aux « héroïnes » de Schiaparelli un visage qui n’est pas une armure, mais une vérité.

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