Home Modedunhill habille la table. Londres ne pose pas de questions.

dunhill habille la table. Londres ne pose pas de questions.

by pascal iakovou
0 comments

Le 17 février, Bourdon House — résidence maison de Maison dunhill depuis 1904 — accueille le dîner des cinéastes organisé en amont des BAFTA. Tramell Tillman, Jason Isaacs, Henry Golding, Brian Cox. Tous en dunhill. Ce n’est pas un placement. C’est un énoncé.

Il y a, dans l’histoire du vestiaire masculin de cérémonie, des soirées qui fonctionnent comme des manifestes silencieux. Le Filmmakers Dinner dunhill & BAFTA du 17 février en est probablement une. Non parce qu’une maison a habillé des acteurs — cela se fait partout, en permanence — mais parce que la cohérence du geste dépasse la simple opération de relations publiques.

Bourdon House, Mayfair. La bâtisse du XVIIIe siècle que Maison dunhill occupe depuis 1904 comme adresse d’atelier, de vente et de réception n’est pas un décor de location. C’est l’argument architectural de ce que la maison entend par continuité. Inviter les visages du cinéma contemporain dans ses murs — et les vêtir — relève d’une logique de territoire plus que de sponsoring.

Un vestiaire, sept silhouettes

Les noms sont précis : Tramell Tillman, Jason Isaacs, Henry Golding, Brian Cox, Jonah Hauer-King, Archie Madekwe — et plus loin dans la salle, Aidan Turner, David Harewood, Alex Hassell, Fabien Frankel, Harry Lawtey, Jeremy Irvine, Akinola Davies Jr, Robert Aramayo. Chacun en dunhill. Les crédits Getty Images le confirment sobrement : « Look and shoes: DUNHILL. »

Ce qui retient l’attention n’est pas la liste elle-même — les cérémonies anglaises ont toujours eu ce rapport particulier au vestiaire masculin structuré, là où Hollywood mise davantage sur la disruption — mais la discipline éditoriale de l’ensemble. Dunhill ne cherche pas la couverture d’un look spectaculaire. Il investit la cohérence d’une table entière. La différence est de méthode.

Ce que « maison » veut dire

Fondée en 1893 par Alfred Dunhill sur Euston Road, la maison a traversé plusieurs cycles — luxe automobile, maroquinerie, tabac, tailleur — avant de recentrer son identité sur le prêt-à-porter masculin de facture britannique. Bourdon House, acquise en 1904, incarne cette permanence physique que peu de maisons masculines peuvent encore revendiquer à Londres. Savile Row construit des colonnes de chiffres ; dunhill occupe un townhouse.

Le choix de Marisa Abela et Emilia Jones — présentes au dîner sans être habillées par la maison, selon les crédits disponibles — souligne par contraste la précision du geste masculin. Dunhill ne prétend pas à l’universalité. Il affirme un territoire.

DÉTAIL

Bourdon House, Green Park, Mayfair : adresse dunhill depuis 1904.

Crédit photo : Getty Images — 17 février 2026.

Personnalités habillées dunhill (look et chaussures) : Tramell Tillman, Jason Isaacs, Henry Golding, Brian Cox, Jonah Hauer-King, Archie Madekwe.

Également présents : Aidan Turner, David Harewood, Alex Hassell, Fabien Frankel, Harry Lawtey, Jeremy Irvine, Akinola Davies Jr, Robert Aramayo, Posy Sterling, Harry Lighton, Cal McCau.

Quatre jours avant la cérémonie principale des BAFTA — prévue le 22 février au Royal Festival Hall — la table dunhill pose une question à laquelle le tapis rouge répondra ou non : le vestiaire masculin de cérémonie peut-il être un argument de maison plutôt qu’un argument de visibilité ? La réponse, pour l’instant, est à Mayfair.

Related Articles