Home ModeFashion Week Fashion Week Automne Hiver 2018- Jour 1 Vertiges de l’amour ?

Fashion Week Automne Hiver 2018- Jour 1 Vertiges de l’amour ?

by Manon Renault
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 Image instagram du jour : Jacquemus
#laModeDeManon

À chaque fashion week son lot de scandales, de tendances : des tourbillons d’images qui donnent le vertige. Vertige dû a l’amour des vêtements, ou vertiges face à l’incapacité de prendre le temps de contempler chaque défilé sans qu’un autre ne soit déjà entrain de se dérouler. Entre froid et stupeur : des questions passent à la trappe. Cette saison les remakes sont vendus comme des block buster inédits. Il est vrai que sous les spots de 2018, le retour des imprimés tartan, des couleurs fluo ou des doudounes, ne traduit plus les mêmes luttes. L’arc-en-ciel Burberry ne défend pas seulement les LGBT : mais toutes les minorités. #Metoo est repris par les femmes du monde entier, et l’écologie n’est plus une simple attaque contre la fourrure, mais une révolution des processus de production, de distribution. C’est créer des vêtements qui durent. Si le See now Buy Now fut la préoccupation dans la redéfinition des défilés ces dernières saisons, il faut désormais penser au Buy now throw now.

 

Tant de sujets, tant de questions: attention à la chute.

Passer de la position assise à la position debout -sans perdre ses repères: tout un art. Retour sur les tendances qui ont colonisées les infos modes de ce dernier mois.

Que voir a travers le cat-ehe clouté de Prada ?

 

Éblouit par la beauté des collections le coeur prend le dessus. Il bat si fort que cela dépasse tout entendement. Les questions s’échappent, oh! les mégères !

Une semaine ou les questions sur la mode ne s’évadent pas. sur Luxsure-


New-York, Londres et Milan : aveugle ou précurseur

New York- Victoria Beckham fête les 10 ans de sa marque, Raf Simon renouvelle sa partition de l’adolescence mélancolique,  et Tom Ford rejoue le glamour transpirant la sexualité. Une semaine à rallonge, puisque c’est à la fois les collections masculines et féminines qui se sont enchaînées. Non, personne n’a perdu la tête : il y a bien eu deux défilés Tom Ford.

Couvre-chef , cagoule, symbole culturel ou religieux : une tendance qui traverse les capitales. La tendance qui soulève les points d’interrogations …
.Les questions oubliées 

Quelques jours avant le défilé « urbain chic » Beckham , cette dernière postait sur Instagram une photo d’elle entourée des Spices Girl. Des Spices Girl absentent lors du défilé : Ginger est conditionnée à la vulgarité des classes populaires et ne pourrait porter du Victoria Beckham ?

Tom Ford galvanise tous les regards avec une collection sixties emprunte du cinéma hollywoodien. Showman dans l’âme, il joue avec son passé, lui, le père du porno chic avec ses sous-vêtement couleur nude. Déclinée en 7 teintes, la luxure fordienne censure la question suivante : en 2018, le nude doit-il encore être un écran monochrome? En ces temps de multiculturalisme, pourquoi ne pas faire porter le caleçon nude n°3 clair par un modèle nord africain ? Soit la proposition d’une peau qui se réinvente et dépasse sa condition.

Tom Ford

En Grande Bretagne, berceau du melting pot et de la jelly, Burberry a déployé un arc en ciel estampillé luttes LGBT. Plus que ce combat autour de la sexualité c’est un combat de classe qu’il faut questionner : toutes les classes ont-elles accès à cette liberté de se prononcer pro-LGBT ?

Burberry sème des indices : la casquette chav.  CHAV, un terme évoqué mais peu expliqué par la presse. Utilisé par les médias britanniques pour désigner les jeunes issus des classes populaires, le chav possède un style vestimentaire bien à lui : un mélange de marques de sports et de contrefaçons de luxe. La casquette Burberry : un emblème. Si Chritopher Bailey a remis les chavs en vedette à l’occasion de ses adieux; en 2005 il combattait cette sub-culture. Depuis le temps est passé et tout le monde est rabiboché. La reine mère et Anna Wintour sont assises sur le même petit banc étroit. La question oubliée : mais à quel défilé ce cliché correspond t-il ?

Burberry

Anna Wintour et la Reine Elizabeth. Le défilé ? Richard Quin

À Milan, les drones, le léopard, le fluo le nylon et les chaussures plate-forme colorent le paysage. Un tableau baroque : une époque ou les référence se mêlent sans que personnes ne crient  » oh !Vol culturel ! « 

Controverses autour du Turban chez Gucci alors que Fendi reprend le logo de la marque de sport Fila. Des drones et des chaussettes Fila : les armes utilisées pour hypnotiser le milléniale; lui cette cible marketing au coeur de tout les tourments ? La question oubliée : les drones séduisent t-ils les milléniales ? En réalité ne  sont -ils pas là pour séduire la génération précédente ? Celle  qui pense que  posséder tout un éventail  de gadgets permet d’être un brin plus « jeuns »?

Le défilé de Dolce&Gabanna n’a rien d’une innovation technologique : mais chutt. En 2014, des drônes survolaient le défilé Fendi. Plato Atlantis, d’ Alexander Mc Queen en 2010 incorporait déjà ces nouvelles technologies. Des dates ou le mot milléniale n’hantait pas la bouches des journalistes.

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 Paris ,capitale de la mode ? un discours amoureux mais pas aveugle

L’amour ? Une embuscade ? Pas avec Jacquemus: ses vêtements portent l’ambivalence de sa vie. La chaleur et les larmes: l’amour pour une mère dans des collections qui inspirent la légèreté. En 2018, le créateur est amoureux : ses vêtements le seront également. Une collection féminine qui sent les sables chauds de l’Afrique du Nord. Des silhouettes simples pour un maximum d’effet.  La question : fallait-il créer une ligne exclusivement masculine ? 

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Au petit palais, Paris s’enivre. Paris perdra t-il la tête ? Ou Kim Novak sera-telle sauvée à la fin de l’histoire ?

Mai 68, féminisme, retour de Poiret…des affaires à suivre, des questions à poser sans se laisser éblouir par les projecteurs.

 


Vertiges de l’amour ou simple vertigo dû aux températures. Jamais la mode n’aura était à la fois si clivée et traversée de combat unifiés. Le sportwear est plus sportwear que jamais, le glamour n’a jamais était si hollywoodien,( ou viscontien chez Max Mara), les années 80 si opulentes, (Marc Jacobs), les milléniales si jeunes, dorés, et connectés (Dolce&Gabanna) et les silhouettes douces et féminines si fleurs bleues. Au milieu des piles de tissus les luttes se recoupent.

Le secret de la mode : sous les feux de projecteurs, dire l’air de rien tous les maux d’une société. Par delà les capitales, les corps combattent les hivers de l’ignorance.

Pendant cette semaine, toutes mes question au jour le jour, sur Luxsure

Manon Renault https://www.facebook.com/manonrnlt0/

 

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