Ce Festival de Cannes 2010 semble décidément être celui du souvenir et de l’hommage. Après l’hommage rendu le mercredi 12 lors de la cérémonie d’ouverture à Jafar Panahi emprisonné et n’ayant donc pas pu rejoindre le jury, pas une journée ne se passe sans qu’un hommage ne soit rendu au cinéma international.
Le jeudi 13 mai fut une journée hommage à la crise actuelle avec la projection du film d’Oliver Stone « Wall Street 2, l’argent ne dort jamais ».
Le vendredi 14 mai, le Festival a rendu hommage au cinéma italien avec la projection de la version restaurée du chef d’œuvre « Le Guépard » de Luchino Visconti, grâce à l’action conjuguée de Gucci et de l’organisation « The Film Foundation » présidée par Martin Scorcese.
Le samedi 15 mai fut une journée riche en hommages. D’abord celui rendu au cinéma espagnol par le Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand qui a été l’occasion de voir réunis Rossy De Palma, Maria Luisa Paredes, Elsa Pataky, Pilar López de Ayala et surtout la voix la plus forte du cinéma espagnol, Pedro Almodovar.
La soirée du 15 mai fut également l’occasion de rendre hommage à l’un des plus grands réalisateurs américains depuis plus de trente ans : Martin Scorcese. Réalisateur de génie au talent toujours intact, son cinéma aborde sans cesse l’identité italo-américaine, les notions catholiques de culpabilité et de rachat, le machisme et la violence. Qui ne se souvient pas de films tels que Taxi Driver, Raging Bull, Les Affranchis, Casino, Gangs of New York, Les Inflitrés et le dernier en date Shutter Island. Il a aussi participé à l’émergence de grands acteurs, avec en premier lieu Robert de Niro, acteur fétiche dès ses débuts qui fut son alter-égo dans ses films. Tout le monde se souvient de cette scène de la Palme D’or du Festival de Cannes 1976 (Taxi Driver) où Robert de Niro parle à son reflet dans le miroir : « You talkin’ to me ? » . Fidèle dans ses choix d’acteurs, le réalisateur multilplie les tournages avec ses acteurs fétiches, le dernier en date étant Leonardo di Caprio. Ses films décryptent souvent des personnages au profond malaise dont il traduit les inquiétudes constantes et restent profondément marqués par son quartier d’enfance de Little Italy à Manhattan.

Le monde de la mode était présent fièrement représenté par Tommy Hilfinger, Christian Louboutin, Naomi Campbell et Karolina Kurkova. Frida Giannini, la directrice artistique de Gucci, a fait sensation dans sa robe grise en georgette rebrodée de perles métalliques Gucci.
Le monde de la musique était brillamment représenté par Pharell Williams en bermuda et la très en beauté et amincie Jennifer Hudson.

Il pleut vraiment des étoiles sur la Croisette et ces étoiles viennent d’Hollywood.
Crédit photos : © Daniele Venturelli/WireImage for Gucci
Marie-Odile Radom
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