Anaël Joly, gagnant du Luxsure Photo Contest

Photo lauréate du Luxsure Photo Contest. Mannequins : Flavia et Alec (dans la voiture)

Photo lauréate du Luxsure Photo Contest. Mannequins : Flavia et Alec (dans la voiture)

Rencontre avec Anaël Joly, photographe autodidacte et gagnant du Luxsure Photo Contest, que l’on retrouvera bientôt chez Luxsure pour une série mode…

Anaël Joly, parlez-nous de votre parcours…
Après avoir obtenu un bac S, j’ai opté pour un BTS Immobilier en alternance. Cela m’a permis de mettre assez rapidement un pied dans le monde professionnel. Je dirais même les deux, puisque je ne l’ai pas terminé. A la place, j’ai travaillé comme vendeur à la boutique BCBG Max Azria de Toulouse puis en tant que commercial dans une société qui vendait des nouvelles technologies.  En ce moment, je termine mon contrat dans une agence de communication internet. Parallèlement, j’ai toujours fait en sorte de pouvoir consacrer du temps à la photo. Un parcours assez atypique mais riche en expériences.

Comment vous est venue l’envie de vous lancer dans la photo?
Ma famille y est très certainement pour quelque chose. Enfant, j’ai observé mon père photographier avec ses boîtiers argentiques. Il développait ses photos dans un labo à la maison. Je ne pense pas que j’avais déjà compris l’importance du pouvoir qu’a la photo de saisir un instant. Mais j’étais très étonné de voir ces images en noir et blanc sortir du bac rempli de produits aux odeurs peu communes. J’ai découvert quelques années plus tard que j’avais des ancêtres photographes, notamment mon arrière-arrière grand-père, Albert Chevojon. Il est à l’origine de la création du Studio Chevojon (1861), une des plus anciennes entreprises de photographie industrielle en France.

Vous rappelez-vous du contexte de vos toutes premières photos ?
Je me souviens avoir reçu mon premier appareil photo argentique quand j’étais au primaire. C’était un Konika. Ma maîtresse d’école m’avait décerné le titre de photographe après un voyage en Espagne où j’avais emmené mon appareil et n’avais pas cessé de l’utiliser.

Comment s’est développé votre travail de photographe ?
J’ai réellement commencé à m’intéresser à la photographie en 2005, lors d’une collaboration avec le webzine Tilllate.com pour qui je faisais des photos lors d’évènements nocturnes. Petit à petit, j’ai acquis de l’expérience. Mon entourage a été  assez étonné du résultat et m’a aidé à m’équiper. C’est en 2006, lors de vacances à Biarritz, qu’une photo de surfeurs sur la plage des Basques a vraiment déclenché ma passion.
La même année, j’ai commencé à enchaîner les prises de vue. J’étais très actif sur le forum Passion Photos. Il y avait de très bons photographes, dont le travail m’a assez influencé. Je me baladais partout avec mon bridge numérique à la recherche d’images à saisir, puis je les montrais sur le forum pour qu’on puisse les critiquer.

Pourquoi ne pas avoir fait de la photo votre activité principale ?
C’est une question que j’entends assez souvent en ce moment. Étant autodidacte,  je souhaitais intégrer une école pour améliorer ma technique. Mais pour diverses raisons, notamment financières, je n’ai pas pu le faire, j’ai donc mis l’idée de côté. Néanmoins, l’envie d’être professionnellement impliqué dans la photographie et l’image a subsisté. J’y travaille donc un peu tous les jours, en exploitant différentes possibilités et opportunités, tout en améliorant la qualité de mes clichés.

Qu’est-ce qui vous épanouit dans la photo ?
J’ai toujours aimé attarder mon regard sur des scènes ou des évènements et y scruter les moindres détails. Je crois que j’ai su conserver mon regard d’enfant. Je m’étonne, m’interroge et m’émerveille facilement des choses qui m’entourent. A chaque fois, j’ai la même idée en tête : rapporter un morceau de la scène que j’ai vue pour pouvoir la partager.  L’arrivée de la photographie numérique a facilité ce partage, surtout avec les nouveaux outils de communication sur internet.

Qu’est-ce qui vous a poussé à participer au Luxsure photo Contest ? Participez-vous à beaucoup de concours ?
Ce qui m’a poussé à participer, ou devrais-je dire celle, c’est une amie. C’est le premier concours photo  auquel j’ai participé.

Le choix de la photo a-t-il été difficile ? Celle que vous avez choisie est-elle très représentative de votre travail ?
Oui, il a été difficile parce que je voulais quelque chose d’actuel. Je fais de la photographie de mode depuis à peine quelques mois. J’avais peu de possibilités et je me demandais si j’avais réellement la photo qui correspondrait au concours. J’ai fait mon choix en m’appuyant sur l’avis que m’ont donné des personnes qui suivent mon travail sur Facebook, ce qui était plutôt rassurant puisqu’il corroborait le mien.
Pour être franc, le problème que m’a posé cette photo concerne les défauts qu’elle présente. J’en connais, cependant, l ‘origine. Du coup, sans qu’elle soit au top de la technique, elle est très représentative du potentiel que je peux exploiter d’une scène.

Elle a été réalisée au dessus du lac de Saint Ferréol à côté de Revel (81), la voiture en arrière plan étant une version américaine des années soixante-dix de la Toyota Celica.

Un rêve en tant que photographe ?
Celui auquel je pense le plus c’est de pouvoir partir faire des photos de mode dans un pays où la nature et la lumière naturelle seraient exceptionnelles. Il y en a plusieurs auxquels je pense mais la Nouvelle-Zélande serait ma destination première.
La question était au singulier mais il y a autre chose qui me tient à coeur : la chasse aux orages ! Un jour je reviendrai très certainement des États-Unis avec des images d’orages et de tornades.

Un photographe que vous aimeriez rencontrer ?
Il n’y en a pas qu’un ! Laura Ferreira d’abord, une jeune photographe surréaliste, qui met en scène ses modèles d’une façon incroyable en jouant sur la richesse des couleurs de ses clichés.
Ensuite, il y a Nicolas Gascard, qui photographie aussi bien les éléments extrêmes de la nature que la douceur minimaliste de certains paysages.
La photographie c’est aussi l’actualité et, dans ce domaine, j’admire les clichés de Olivier Laban-Mattei.

Des lieux que vous trouvez particulièrement inspirants ?

C’est clairement en extérieur et le plus possible en pleine nature que j’aime réaliser mes photos de modèles. Je n’ai pas de lieux précis, mais j’ai réalisé un certain nombre de clichés en bord de Garonne à Toulouse, où la lumière en fin de journée est  particulièrement saisissante. Je ne voudrais pas faire de généralités mais je crois que l’on peut trouver son inspiration en tout lieu. Tout dépend du type de photo que l’on cherche, de la saison également. Un même lieu peut un jour nous inspirer, un autre non.

Vos projets pour la suite ?
Comme je l’ai dit plus tôt, j’aimerais travailler à ce que mon avenir soit consacré essentiellement à la photographie et l’image.

www.portfolies.fr
www.anaelj.book.fr

Propos recueillis par Isabelle Huber

Plage des Basques, Biarritz

Plage des Basques, Biarritz

Alec, La Ramé, 2009

Alec, La Ramé, 2009

La Grave, Toulouse, 2008

La Grave, Toulouse, 2008

Alec, Ondine, Nicolas, 2009

Alec, Ondine, Nicolas, 2009

Ondine, 2009

Ondine, 2009